
PECHÈRE ! QUEL RÊVE…
- Philosophie par JP Léonard
Notre rêve, le songe est généralement bavard. Illusion, il peut nous faire voir ce que nous désirons, et chimère, ce que nous n’aurions pas aimé savoir. Sans avis, il se déverse sur nous, vision, il rappelle souvent les conditions de notre réalité.
Le rêve est bavard, ainsi il magnifie, forge et arrange au gré du mirage ce qui ne le concerne pas. Nous sommes pourtant sa matrice.
Ce n’est pas le voisin, j’ai rêvé la nuit d’hier. J’ai vu ma grand-mère qui est venue me blâmer, elle était furieuse de mon comportement idéal et de mes actions.
Elle me dit : Mon enfant chéri tu m’as déçue, je me suis trompée à tes dépens. C’est vrai, les apparences parfois sentent le rance.
Je lui ai demandé de m’expliquer la faute que je ne devais pas commettre.
Elle répond : pourquoi as-tu mis le feu au poulailler. Tu as incendié l’édifice. Les poules les œufs la paille jusqu’au sol sans réserve. Puis! Tu cries misère avec les deux mains, chapeautant soutenant la tête. Insensé
Je réplique : Grand-mère j’étais exaspéré par ce problème, il y avait un RAT qui dévorait les poules les œufs les poussins. Il est rentré, il s’est installé comme si c’était l’héritage de son père et de mère (lui avaient laissé). J’ai posé une ratière, j’ai mis du poison mort aux rats, le malheur s’est marié aux dégâts en plus. J’ai ainsi décidé de résoudre le problème avec sa solution une fois pour toutes. J’ai versé du carburant. J’ai passé les allumettes. J’ai mis le feu (aux poudres) pour le RAT sans autre forme de procès.
Grand-mère me dit alors : tu as perdu la tête. Pour trouver le RAT tu as détruit par le feu tout ce que tu possèdes. Ce qui faisait ta richesse, et même ton patrimoine. Pire, tu ne laisses même pas un bout de planche pour ta race. Ce RAT, de quelle grosseur pouvait-il être pour cet appétit, c’était un gros RAT à dix têtes.
J’ai répondu : Grand-mère quand je suis en colère je m’énerve réellement, je n’ai plus de maîtrise, je perds tout contrôle de la raison. Je vois rouge comme du sang. Je deviens ce terrifiant qui sème la terreur. Peu importe le prix, je dois aboutir, quelle qu’en soit la fin. Puis ! Grand-mère, ce qui importe ce sont les résultats. Tonnerre j’ai incendié et brûlé le RAT. Ce qui est fait est fait.
Grand-mère reprend encore : étant donné que tu vis un cauchemar dans ton rêve, il vaut mieux te réveiller afin que ce délire ne prenne chair. Qu’il ne devienne pas réalité. Ressaisis-toi et tu verras ce qui se passe en Haïti. Pour un RAT, on incendie tout le pays jusqu’à la racine. Les RATS persistent et dévorent le poulailler. Le RAT n’est jamais seul. Dès que tu en vois un, sache qu’il y en a deux, sache qu’il y en a trois. Ainsi ils peuvent être dix, douze.
En outre, je ne vois pas pourquoi ni le raisonnement, pour que tu sois obligé de briser, brûler toute ta maison avec ce qu’elle renferme, pour un RAT.
Ces dernières paroles me réveillèrent en sursaut de mon cauchemar ainsi j’en ai profité pour me réveiller littéralement. Puis! Un tremblement, une frayeur m’a envahi, mon cœur fut saisi de palpitations qui me secouèrent comme une poule qu’on égorgeait.
Ainsi la raison issue de la réflexion s’éclaira à salut. Je me suis souvenu d’une maxime qui pousse à réfléchir. Qu’avons-nous fait de notre pays, de notre nation ?
Ne vous dites pas que vous voulez lui faire ce que Léonard a fait de son poulailler. Enfin, le rassasié rêve à souhait, même ce dont il ne s’en inspire pas.
Prenons le temps de réfléchir ensemble. C’est mieux!
- 13 août 2022.
- Joseph Pierre Léonard
- L’enhardi
- Votre messager / ibo thérapeute
- Maître des entrailles
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




