
Claude Planson
- Ounsi kanzo en Haïti
IDC a, à la suite d’un retour panoramique historique depuis le mois écoulé, sur la vie du journaliste haïtien (directeur-propriétaire de radio Haïti Inter), feu Jean Léopold Dominique [mort assassiné un jour, le 3 avril 2000, à la suite de deux entrevues types qui dévoilent la forme étonnante de l’IHi (Intelligence Haïtienne indépendante) citée dans le Rapport F Bausman-1922, sur le rapt américain de 1915, en Haïti], demandé à Joseph Pierre Léonard d’émettre ses réflexions sur le contenu, la nature et la raison d’être de celle de Claude Planson accordée le 31 mars 1976, à ce critique qui déloge le suspect, le jouisseur politique inconséquent, avec son type de conversation savante documentée, sa griffe éditorialiste, mais adaptés. Ceci, pris dans le cadre de ce que de grandes institutions citent par « la méthode haïtienne ». La forme de communication naturelle, et sur une psychanalyse telle une connaissance dont les vertus guérissent comme pénalisent, au besoin (travailler des deux mains).
Des mots clés comme repère. « L’Occident est en train de crever », « de névrose, du mal de l’Occident », « les cultes de Mithra (mithraïsme iranien), de Cérès dans la mythologie de l’empereur romain, Cérès ; de Déméter (la prêtresse de Déméter – Grec), de névrose », « d’autodafé ou cérémonie de pénitence publique ou exécution ». « LES DOUANES PASSÉES » « ounsi kanzo ».
https://repository.duke.edu/dc/radiohaiti/RL10059-CS-0105_01
Voici la lecture de « Un initié parle », Claude Planson en conversation savante avec Jean Léopold Dominique, sous la loupe de JPL, qui est lui-même un initié ougan du domaine, et un habitué chez nous (IDC).
DAHO-VODOU
TRAVERSONS LES INTERDITS
Le Vodou ne se résume pas à une histoire à raconter, ni à une simple représentation théâtrale. Il constitue plutôt une profonde source de vie et d’inspiration – qui nous permet de rester en équilibre et en harmonie avec la nature. Ce lien essentiel nous aide à préserver notre essence originelle et authentique.
Le Vodou est ce qui dynamise notre existence en tant que Moun et révèle les mystères de nos Loas – qui insufflent la force et la vitalité nécessaires à notre spiritualité.
La peur que nous éprouvons ne découle pas du Vodou – mais plutôt de nos propres angoisses. C’est notre peur qui nous paralyse – nous rend lâches et nous enferme dans une soumission inconsciente. En nous liant aux images et aux récits des religions – souvent sources d’effroi – nous devenons des idolâtres colonisés – nous défigurant dans le processus de dépossession de notre être. Désapprentissage qui engage par les artifices, la nature profonde qui, revendue, on l’accepte pour vertu.
Ce comportement dévoyé nous transforme en êtres artificiels – exposés comme de simples ornements – perdant ainsi notre véritable identité, exilé en nous-mêmes.
Quel goût peut sentir la cuillère dans la soupe ? L’ustensile ne sera que d’usage – non évolutif…, .
C’est ainsi que la laideur se normalise – faisant de l’anormalité une réalité déroutante et dégradante de ce nouvel individu dénaturé.
L’individu colonisé – toujours en quête d’approbation – reste infertile, figé – attendant l’autorisation du dominateur parasite avant d’oser agir par l’obéissance programmée. Cette quête de validation – qui peut être perçue comme une recherche de grâce ou de bénédiction – dessine le portrait de celui que la psychanalyse décrit comme un aliéné. Sa fierté – le plus souvent – provient de ses diplômes – vestiges de son conditionnement – vertige qui n’apporte guère de substance à son être.
La limite de l’individu colonisé réside dans le reformatage de son esprit – qui a perdu tout contact avec son imaginaire originel sans limite, ni mirage.
Voie de conséquences – il abandonne le courage d’oser franchir les barrières artificielles qui le retiennent – se laissant guider par les interdits qui le contrôlent – qui le maîtrisent.
À l’opposé – le pouvoir de la volonté, la puissance se renouvellent dans les Lakou du Vodou (naturel). Ces espaces sacrés où vivent les serviteurs permettent d’approfondir leurs racines dans la nature et parmi les éléments – leur offrant la possibilité d’expérimenter pleinement leur vérité en tant que Moun – authentiques et assimilés, en communion avec leur essence.
De faits : La racine demeure la Source primordiale pour toute croissance – pour toute élévation mystique spirituelle. Ayibobo !
Devan Badji-a : Nous sommes Vodou – Nous sommes Maji – Nous sommes Wanga – Nous sommes Mèvèy – Nous sommes Nature – Nous sommes Bondye – Nous sommes Bondye en Bondye – dans l’esprit même du Mystère de Bondye. Ayibobo !
Nous sommes ce que nous sommes – par la somme de notre totalité d’être (universel) et en puissance. Ayibobo !
- 1e mai 2025.
- Joseph Pierre Léonard
- Gangan mesaje / ibo thérapeute
- Bayakou reklame
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




