Relations QC ÉTATS-UNIS Ressenties à partir de F. Gagnon, C. Kirkey, S. Paquin

LES RELATIONS QUÉBEC ÉTATS-UNIS

Ressenties à partir de Frédérick Gagnon, Christopher Kirkey, Stéphane Paquin, dans l’étude : Dynamiques politiques, sécuritaires, économiques, environnementales et culturelles (PUL), lue dans un nouveau paysage. Une guerre perdue à Ormuz ou la théorie de l’économie du droit de passage mal assuré. Le pyramidal [les politiques de l’Économie-avon], tombe net. Le Québec l’ignorait dans son ingénierie provinciale. 

Ainsi donc, il importe peu que le Québec s’estime égal au Canada, le protagoniste se trompe royalement, car elle est la province et non le pays souverain. Dans le concert des Nations, il y a des règles [l’État membre]. Toute étude qui tend à isoler le facteur pour en faire l’expertise, elle sera canadienne, ce en partage avec toutes les autres provinces du pays.

C’est un fait, le Québec n’a pas d’armée et ne commande pas l’Armée canadienne. Il n’aura pas plus en se séparant du Canada, ce qui toucherait à une force qui se croira française. Colonialisme français, en rupture avec les Premières Nations, car 1994 a laissé sa leçon, arrière-goût fade en 1995 [les insultes péquistes de défunts Parizeau-Landry et c/o]. Ceci dit, le Québec serait sans délai, sans défense, la proie américaine [non admis au NORAD]. Le Mexique n’y est pas d’ailleurs. Ainsi, l’étude qui tend à valider la force de Québec dans les négociations américaines, ignore le fait. Le voisin du Canada ouvre en tentative une brèche d’insatisfaction avec en option, bien des produits de première nécessité chez lui, à l’OMC. Des rétentions sans scrupules.

Le Québec n’a pas de diplomatie souveraine non plus, elle ne sait que réagir sous le couvert de l’autorisation démocratique canadienne dans cette limite réelle. Quand la question se soulève, il faut donc réaliser que l’exercice des relations administratives du Québec sur une longue zone frontalière avec des états intégrés dans la gestion de NORAD, va plus loin dans les limites qu’une province éloignée n’en aurait pas besoin spécifiquement de ce point de vue là. En NORAD, tout s’explique dans l’exercice des compétences et des expertises, mais sous couvert de souveraineté. En dehors donc du Canada, le Québec glisse systématiquement en un État semi-intégré en Amérique du Nord, mais douteux, pour les Américains. La France ne viendra pas s’y installer.

L’erreur du Québec serait de se croire comme Taïwan, avec une ambassade par-ci et par-là, sous couverts américains, qui eux-mêmes, reconnaissent « une Chine ». Donc, UN CANADA. Ou, avaler et absorber le morceau détaché. Telle étude en 2026… !

C’est d’ailleurs l’une des interrogations soulevées à l’arrivée de la PM Fréchette, avril 2026, dans l’éditorial (IDC) : À quand cette grande école québécoise pour la diplomatie ?

Il y a un manque d’expertise issu de la pédanterie du p.m. d’avant. Ce, pour leurrer. Son élan est contre le peuple québécois, tandis qu’il était ignorant dans le domaine des compétences, que dire d’expertise dans les eaux troubles de Donald Trump I & II.

Si le Québec se fie à tous ces critères de compétences dans le choix de ses délégués à travers des villes, dans le monde, pour se croire d’une diplomatie quelconque, le politicien se trompe. Ce n’est pas une ligue en peluches par exemple à Rockefeller Plazza, à NYC, qui se battent en fanfare, qui fait école dans le monde des RI.

Réf. : Chap. 7, Entre offensives de charme et affrontements – Un bref portrait de la défense des intérêts commerciaux du Québec devant les autorités américaines (Patrick McSweeney et Richard Ouellet), p. 163, para. 1 :

« La question essentielle examinée dans ce chapitre est la suivante : Que fait le Québec pour protéger ses intérêts commerciaux aux États-Unis ? Bien qu’il s’agisse d’une question intéressante, est rarement posée ouvertement ».

Pourquoi rarement sinon, pour camoufler ? Avant de poursuivre, accueillons le test.

« Les universitaires et les juristes qui défendent les intérêts commerciaux du Québec devant les autorités américaines posent plus souvent la question non pas du quoi, mais plutôt du pourquoi – en d’autres termes, pourquoi le Québec cherche-t-il à protéger ses intérêts commerciaux aux États-Unis ?»

Il faut bien vendre sa marchandise, c’est légitime. Il n’est pas une volonté qui simule, et consisterait à dénier un savoir, chez nous. Le cadre doit être bien défini a priori, et la tendance d’exagérer doit être nécessairement écartée. L’utopie ne peut pas servir aux intérêts de n’importe quel observatoire. Que dire du Québec en soi, comme le vendeur de compétences universitaires. P. McSweeney et R. Ouellet poursuivent :

« La question du pourquoi se pose à deux niveaux ».

Les niveaux sont-ils associés, ou séparés, c’est déjà le pourquoi du pourquoi qui va déterminer les impératifs. En outre, si une telle publication démontre certes, que le marchand autorisé, qu’est le Québec peut agir avec une parcimonie politique quand il rencontre le Trader américain, et souvent, le Québécois d’origine installé là-bas, tel un « Lajoie » qui devient, en prononciation : « Léjòye », mais qui est assimilé dans les faits, à son nouveau milieu, l’impression trompe. Il y a des niveaux non cités ici.                                                                                                              

Trump peut-il vouloir de braquer le Canada par le Québec, c’est-à-dire, s’emparer du Québec par le Maine ou par le Vermont, New York étant plus délicat, après les coûts colossaux de l’Iran qui vont venir avant novembre prochain, puisqu’il y aura un bilan ?

Il représente cette Amérique qui joue à l’OMC, avec ce Canada de NORAD, depuis les temps anciens, quand bien même associé par la défense, même dans l’OTAN, et en particulier, avec l’allié commun britannique. C’est bien l’Amérique, ce bien avant D. Trump, qui joue aux intrigues, dans le sens de ses intérêts.

L’étude interroge sur sa validité, en 2026-2027.

P50

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)