Marit FOSSE : Univers de couleurs un imaginaire indéfini; lire en vertical ou en horizontal? …Milord-Albertini 

MARIT FOSSE : UNIVERS DE COULEURS – Par Milord-Albertini 

  • un imaginaire indéfini; lire en vertical ou en horizontal?

Marit Fosse a choisi un pied et un haut de tableau, ce qui impose la droite la gauche.

Le graphiste prendra l’œuvre hors de cet univers de disposition pour ses besoins d’illustration, de cette autorité contestable, mais faisable, l’on s’interrogera sur la réalité originelle de la source d’inspiration tant le canevas s’adaptera. Cependant, le tableau originel répond d’un droit d’auteur sur la création, ce qui valide le mot adaptation à travers la transformation. Je tente d’appréhender le sens de la toile dès réception. Voilà le parcours!

C’est après le voyage en visite familiale que, de retour en France, non loin de la frontière suisse, Marit Fosse a peint cette toile qui défie la raison. Il n’y a pas de mariage de couleurs non plus de hiérarchie de formes. Il y a en outre une histoire qui a pris forme avec les émotions du retour, la passion du départ, la transition dans l’avion, l’escale à Paris et de l’axe allant à New York pour retourner à Genève.

Une fois terminé, elle n’a pas songé à y retoucher, car me dit-elle de son langage d’artiste: je l’ai terminé!

La nature ne s’incline pas devant les frontières ni devant la géométrie humaine qui tend à tracer pour marquer des territoires. Géométrie qui sous la dictée du vocable ‘art’, propose la forme soit ordonnée, soit travaillée pour répondre au figuratif, mais qui se fixe pour ne plus bouger, au risque de défaire l’esthétisme. Autre mot qui lui, répond à une hiérarchie de la domination que l’on appelle ‘école’. Alors en faire partie d’une école répond au besoin de reconnaissance, évidemment de la notion du marché qui dicte aujourd’hui. Le monde évolue en effet avec ses règles, ses influences, ses besoins forgés, le plus souvent de ce qui une fois redit domine sur les autres. Il paraît que c’est un besoin naturel comme la loi de la jungle là où la raison du plus fort, vous connaissez le reste.

Il existe aussi les naturalistes qui se gardent de suivre les autres, sauf la nature. Brute, à dessein. Question alors: le paysage d’en bas est-il la nature vue au naturel?

J’explique: l’étalage de couleurs comme des reflets sur le sol ainsi que celles dans le ciel que l’on voit influencer sur celles de l’arbre, est-il artificiel, forgé, manipulé par une main d’artiste, comme dans son microcosme sur sa toile?

Il est certain par contre que le terme ‘figé’ s’impose ici par le fait photographique, la prise de vue. Saisir l’instant, a contrario de la vidéo qui décale les changements sans les comprendre nécessairement ni les prévoir. Chaque angle de déclinaison du soleil, encore mieux, sur l’eau qui retourne au ciel son dû, c’est la beauté d’un macrocosme qui nous échappe, hormis l’expert en espace infini qui l’observe mieux que moi, commun observateur amateur non équipé.

En bref, ce paysage pour le citer ainsi, répond à la proximité immédiate de la Norvège de l’enfance de Marit Fosse, celle d’aujourd’hui encore. Voilà ce que l’œil de l’artiste saisit telle la photo


Art photographique nocturne en transport public en motion

Les couleurs sont fortes la nuit avec l’effet de réverbération qui souvent camoufle d’autres images prises dans le spectre de fusion d’images vues à partir de la vitre, ici en train-bus en course variable.

Feu rouge à gauche en avant d’un panneau jaune devenu orange par les reflets rouges en diagonale verticale, il dévoile la bulle blanche pourtant le cœur du rouge. Le mélange de lumières parle.

Comment comprendre cet art soudain qui m’attire. Autrefois chasseur de graffitis qui par la force et l’insistance des artistes contestataires, la cité adopte in fine le style que l’on voit étaler par des artistes regroupés en Cie, ils remplacent le plat monochrome du gris béton. En effet, certains produisaient la graphie composée de la fusion. Je la saisis sans support.

Une marque qui rentre dans le portrait de Montréal, mais dans la mémoire collective de plus d’une nation. Farine Five Roses est une destination visuelle surtout de nuit, dans le transport collectif.

Montréal couve plusieurs de ces rencontres visuelles dans la virtualité de la mémoire du touriste qui s’étonne dans l’ordre d’une modernité vue dans un centre-ville de ville dite intelligente qui conserve.

 ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)