GROSZ GEORJE Art Student League comme atout

GROSZ GEORJE

  • Art Student League comme atout

Ivo Kranzfelder (Taschen), propose des figures emblématiques de Grosz, dans ce livre qui me sert de base. Mon choix se limite ici, car elles libèrent le sens de l’avis à travers mes lignes. L’artiste, incontournable encodeur, a sa peinture comme colonne vertébrale. Les nus de femmes me proposent une certaine fragrance, même si je suis intolérant au parfum. Ce que certains artistes réussissent à rendre particulier, c’est qu’ils finissent par vendre une note étonnante, basée sur la nature, par la réalité des modèles choisis. Elles sont pour la plupart, une proche, une intime, une du cercle de fréquentation. Ici je trouve en Grosz, l’élément que j’ai noté, à la faveur d’un grand oncle, Édouard Preston. Art Student League, à New York. Idem dans le vestimentaire. Il faut se l’avouer autant de fois que l’on évoque cet art. C’est pour moi, c’est cette manière de trouver l’élément nature. Il rend le sujet intègre. Ses couleurs jouent un rôle particulier malgré le dessin qu’il fait ressortir de la pensée de l’artiste qui ne navigue plus sur le vide. Mais, sur les techniques, puisque le sujet est actif dans le mental. Définitif. Il ne change pas à la faveur d’une émotion. Ni, autre qualificatif de l’amateur rêveur.

Si je dois rester intègre ici, la dérision de Grosz est le souvenir endormi. Je ne connais pas sa valeur marchande, ctd, l’artiste sur le marché des arts. Sinon, son nom paraît flou dans ma mémoire usuelle. Quand j’ai acheté le livre d’Ivo dans une bibliothèque municipale, acte régulier dans mes habitudes, ce fut dans le but d’étudier son art. De l’utiliser à dessein pour les articles critiques. Mon appréciation vient à la fin du texte.

Premier carnet de l’œil observateur. Grosz rend à de curieux personnages le plaisir de la chair. Une façon naturelle et timide, ou perverse, même brute ? Il met parfois un soin esthétique pour camoufler la nudité. L’élément de service intégré au portrait de la scène peinte, cette palette par exemple, retenue d’une main par le peintre qui la voit poser nue, laisse la zone interdite. Ainsi, il arrive à faire passer les émotions de tous. Même de ces piliers de la société. Des rougeurs partielles assimilées au fond de teint, deviennent sa carte de la douce dérision.

Le partage de la scène aussi est un élément très remarquable de sa part, même si le rendu de l’esthétique déborde la notion du réalisme, pour ne pas l’enlever non plus. Affaire cachée, dira-t-on. Grosz expose les autres, mais s’expose aussi, dans une forme de partage qui le met aussi dans la scène. Difficile à discerner, par contre dans les intentions, il sort un Jésus qui révolte par son maquillage de ces objets qui suggèrent.

Il est plutôt intéressant de connaître l’origine de l’artiste afin de mieux apprécier sa destinée sur le marché des arts. Je me fie au reliquat, tout en restant dans l’art pour l’art.

C’est ici la relation. The Art Student League. J’en parle de bon gré dans sa notion, de purger les scories de la création afin de faire sortir le naturel dans toute la force de nos talents, de notre imaginaire. Esthétique propre à ce filon d’appartenance, lieu de mémoire, à Manhattan.

Venons-en aux faits. Nous vivons à l’instar de temps obscurs. Peur, temps de guerre, de bruits de guerre, horreur. Nous sommes interpellés, amateurs avisés, époque spécifique. Je fouillerai Georje Grosz, son art a croisé, et peut aussi s’élever de la guerre… À fév. 2026.

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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)