Une Action Pour Besoin Humanitaire & de Dignité Humaine – pour Emmanuel toto Constant

PLAIDER L’HUMANITAIRE EST UN DEVOIR DE LA DIGNITÉ HUMAINE

  • Une action, ce besoin humanitaire pour Emmanuel [toto] Constant
  • pour Emmanuel toto Constant

Dans la guerre, il y a ce qu’on appelle un couloir humanitaire, et tout le monde en profite. Dans la migration illégale même, il y a la notion humanitaire par les considérations, quand le requérant a perdu dans toutes ses requêtes. Dans le deuil, il y a aussi ce laps humanitaire entre les pires ennemis, pour permettre à l’autre d’enterrer ses morts. Dans la charité, il y a l’organisme humanitaire. Dans la justice, ce n’est pas la clémence sollicitée, la culpabilité est reconnue, confessée même, le besoin humanitaire consiste à ne pas descendre si bas, tel que reproché à ce fautif. Le cas soulevé ici est strictement humanitaire dans ma compréhension, cet homme a besoin de soins reconnus par tout système carcéral, et ici, c’est un cas diplomatique puisque des pays, le Canada en bref, ont-ils fait don de prisons dénigrantes, à Haïti ?

Lorsque vous êtes convoqué à la cour pour un cas de crime, par devant le(la) juge, la notion de doute raisonnable profite comme incrimine. La certitude tombe parfois une fois trop tard, et nous le savons tous, c’est là où l’on découvre fort tard, dans certains cas, que le condamné était innocent, pendant quarante ans d’incarcération, là où il avait les soins, les études, les loisirs, certaines fois non, mais en vertu du pays.

Un ami m’a fait part de cette affaire critique, sachant que j’ai personnellement mis le poids diplomatique des colonnes dans ma démarche en faveur de détenus, dans le temps. En ce lieu, la seule force pour ne pas sombrer, c’est de rester vivant en soi, avec en tête la vie dans les lieux, mais non dans celle qui quitte les barrières. C’est en soi une autre condamnation puisque ce n’est pas l’enfant de chœur qui y est dédié, à dessein pour ces lieux sombres par définition. En outre, c’est la société qui soutient le budget alloué qui nourrit tout locataire. Et, gérants. Le besoin est humanitaire, ici.

J’ai en effet lu la plaidoirie de l’acteur qui convoque le Commissaire, il y a confusion, certes. Manque de précision même. Ce n’est pas une excuse, mais ce n’est pas mon propos non plus. Je reste et demeure dans ce geste de besoin humanitaire pour ne pas sombrer non plus de notre côté, dans l’inhumain, en quête de revanche. La justice, jusqu’à l’incarcération, n’est pas une revanche, la peine doit être humaine. Le traitement aussi. Les conséquences, à plus forte raison. C’est donc curieux, l’État laisse trop souvent assassiner les détenus enfermés quand il n’a pas le courage de le faire lui-même. Le cas de Jeffrey Epstein, aux États-Unis, est éloquent. Je ne compare pas le sujet toto Constant à Epstein (J), c’est par contre l’image, soit de la négligence, soit de la complicité, et l’État en est le grand coupable dès lors. Personne ne paye ?

Cet appel qui renferme des amis d’enfance, des condisciples de classe, des titres sociaux, est en soi une piste, mais non pas la finalité. Je me saisis de cette piste pour le dire à toute communauté humaine : offrez ce pas humanitaire à Emmanuel toto Constant qui, dit-on, a 70 ans. Interné dont l’état de santé présente cet impératif au niveau de l’intervention médicale, il peut être destinataire de l’action humanitaire.

Crever ainsi ne le rend pas plus conscient de sa peine pour le crime reproché. C’est par contre perdre la réserve d’épargne dans l’avenir absurde inversé, dans le pays.

Quid des paysans de Marchaterre, aux Cayes, ont-ils déjà obtenu un brin de justice ?

  • Merci d’y croire !

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)