Le Marché des Influences – Histoire Pouvoir Renaissance – Anne Sinclair en chronique

Le Marché des Influences – Histoire Pouvoir Renaissance

La foi est un puissant vecteur et qui sait s’en servir maîtrise un grand destin dans sa vie. Dans sa perception, devrait-on dire. En outre, elle est nulle si personne ne croit à leur tour, mais en nous pour le destin expliqué qui devient : édification. Sans cette édification des autres, notre propre foi est inutile puisque, inefficace pour nous. Car, nous ne pouvons vivre seuls sinon en reclus parmi d’autres. C’est une illusion que nous craignons dans notre perception. Si le prophète ne vit pas en moi, il est bien mort pour rien, dans sa vision limitée, car j’ai la mienne. Anne Sinclair est au marché.

Anne Sinclair, Chronique d’une France blessée, p.428 para 2 du mercredi 9 sept. : « On n’a rien vu venir : «on» c’est la classe politique, les médias, les experts, tous ceux que Donald Trump voue aux gémonies. On sentait bien la colère pointer dans tous les meetings, mais on se rassurait en disant : les Américains ne peuvent pas choisir un homme aussi imprévisible, avec un programme – ou une absence de programme – qui se résume à «sortez-les tous ! ».

Anne’S s’est pourtant trompée d’ignorance puisque de notre observatoire même, il était écrit que la candidate Hillary doit déjà perdre, si l’on se réfère au livre de Gary J. Byrne : Crisis of Character, publié en forme de critiques prophétiques sur le malheur à l’adresse de la candidate citée. Chroniqueuse, oui, mais pas de profil de prophète.

Ainsi, pourquoi je ne suis pas le prophète au milieu des autres, c’est parce que je ne prophétise pas, donc je ne parle pas.  Je suis reclus, et la force prophétique réside en mon propre échappatoire quand je vais par besoin des autres. Il faut donc leur dire quelque chose. Alors, d’une perception d’un enfermé dans sa réclusion, je dis ce que les autres ne voient pas en effet, puisque dans la réalité de la communauté, dans la cité qui deviendra pays, par défaut d’une visite d’un curieux qui l’emmènera dans son ailleurs pour le faire devenir meilleur quand il ne l’était pas dans la réclusion évadée du prophète. Le pays hôte la réexporte finalement vers son origine, qui devient parole d’évangile. D’où cette parole : «nul n’est prophète dans son pays».

Le prophète apporte ainsi la peur, la foi, l’espoir, la terreur, l’admiration, en fonction du réusinage de la perception isolée. La religion naît alors en fonction des besoins.

La France ne l’a pas su digérer, mue dans la négation, elle s’arrête nette, s’appauvrit.

Anne Sinclair, Chronique d’une France blessée, p.430 para 3, mercredi 9 sept. P.428 : « La France montrera-t-elle qu’elle sait être réaliste mais aussi raisonnable et déterminée ? Qu’elle voie les drames, les peurs, mais qu’elle n’en rend pas responsable ceux qui ont trouvé refuge chez nous quand la misère ou la guerre étaient encore plus grandes chez eux. Je sais que cela s’appelle l’optimisme du désespoir, mais il nous faut réagir ».

Cela ne se fait pas nécessairement en tous, la fabulation peut attendre le temps des ténèbres pour créer l’espoir, pour annoncer la revanche de la connexion divine qui sera plus forte avec la participation d’autant plus grande de ceux qui y croient. La temporalité dans les théories économiques et financières forge des éphémères, tel un Donald Trump. Mais, des intelligents savent que l’intemporalité permet de faire perdurer dans l’attente qui sera adaptée et par interprétation, à chaque fois que cela s’avère. Quand l’autre foi érigée en religion menace la nôtre. Sinon, le prophète reste marginal, mais en s’imposant par une multitude d’écrits surtout, car l’oralité se perd souvent. Qui a vu Dieu, sinon le seul et unique concerné privilégié ?

En politique, l’éphéméride est institutionnelle par la périodicité pour la démocratie. Fin de règne pour le despotisme. Invincibilité pour le guerrier vainqueur. La France d’Anne Sinclair a vécu ses prophètes comme elle a vécu ses régimes politiques et son colonialisme esclavagiste. Il faut tout adopter dans la 5e République, ne rien avouer. Mais la fin menace encore une fois. Dans la foi républicaine du pays d’Anne Sinclair, mauvais marché de l’influence, c’est la Russie le leitmotiv de la régénérescence par le soutien d’un mythe. Ennemi. Cette planète France s’effondre. Dans la foi d’Anne Sinclair, il y a Hollande. Il remplace DSK. Ce qu’elle vend avec peine sur le marché des influences. En Afrique particulièrement.

Le dernier prophète républicain né en Charles De Gaulle est en fait mort et enterré. L’héritage ne revient pas à ses enfants, le Gaullisme est tué à domicile. La Chronique d’une France blessée perdure puisque la France, faute de livrer bataille à la Russie, se fait la guerre elle-même. La raison est fort simple, le prophète Muhammad, dans sa nouvelle vie décrite de Zidane Meriboute (P58, para 2 : « l’Apôtre de Dieu » décida d’en finir avec le supplice de cette longue attente et s’apprêta à se jeter dans le précipice qui s’ouvrait, béant, sous ses pieds. Mais, au moment où il allait se précipiter dans le vide, une voix retentissante lui parvint du ciel. Il s’écarta du gouffre et leva alors la tête vers le ciel. Là, il vit l’ange Gabriel assis sur un trône, suspendu entre terre et ciel. L’ange lui dit : »), fort de son pétrole, s’est installé avec cet argent, ses goûts, en France dépouillée. Laquelle se ronge, se dévore. Republic apokalypse !

(Note : la nouvelle présentation de Zidane Meriboute est au No de mars 2026) !

Revenons à la Russie, la France de Macron qui n’est certainement pas républicaine, mais d’un mercantilisme sans produit, puisqu’elle s’est noyée volontairement dans l’Europe pour ne pas sombrer. Elle oublie l’ingénierie allemande déjà en compétition avec la GB. Allemagne dont la foi-Goethe se meut dans le pragmatisme à récupérer son nucléaire perdu lors de la Seconde Guerre. Elle a même sauvé l’existence de la France, laquelle a longtemps souffert du niveau de déficit non tolérable en Europe (peine de dégradation qui s’est vue chez les Américains). Cette France dite laïque a tué tous ses anciens prophètes et les a commercialisés, d’où Notre-Dame récupérée de l’Évêché pour la rendre touristique étatique.

La planète n’est pas si grande pour être si d’origine éloignée, mais pas si réduite, pour être si coincée de confession. Anne Sinclair, Chronique d’une France blessée, p.431 para 2 du jeudi 21 avril : « La gueule de bois. La même impression que le lendemain du 21 avril 2002. On apprend ce matin qu’Hillary Clinton a remporté de 200 000 voix le vote populaire, même si elle a perdu celui par États1. Une preuve de plus de l’archaïsme d’un système qui date du XVIIIe siècle où l’on se méfiait comme de la peste du suffrage universel direct, et où il fallait un long voyage à cheval aux délégués des États pour se réunir après l’élection ».

«Médecin guérit toi toi-même». Macron ohne Einfluss à l’Élysée, n’est pas prophète !

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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)