«L’ONU réclame des réparations pour les « torts historiques » de l’esclavage

Le Canada vote l’abstention comme la France, quand les É.-U., Israël, Argentine, votent contre 

  • «L’ONU réclame des réparations pour les « torts historiques » de l’esclavage

Des applaudissements ont éclaté dans la salle de l’Assemblée générale des Nations Unies, mercredi, alors que les États membres adoptaient une résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l’humanité.

La résolution, portée par le Ghana, a recueilli 123 voix pour. Trois pays — l’Argentine, Israël et les États-Unis — ont voté contre, et 52 se sont abstenus ».

25 mars 2026 

Les abstentionnistes : Albanie, Andorra, Arménie, Australie, Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Cambodge, Canada, Croatie, Chypre, Tchéquie, Danemark, Estonie, Fiji, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Grèce, Hongrie, Iceland, Ireland, Italie, Japon, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Monténégro, Hollande, Nouvelle Zélande, Nord Mackau, Norvège, Oman, Palau, Paraguay, Pologne, Portugal, Moldavie, Roumanie, San Marino, Slowacki, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Ukraine, Angleterre.

Les négationnistes : Argentine, Israël, États-Unis d’Amérique.

La réparation au ratio de : 123 ou plus des 2/3 du vote

Les absentéistes : Afghanistan, Bénin, Bhutan, Bolivie, Équateur, Kiribati, Madagascar, Nauru, Samoa, Sao Tome-Papouasie, Iles Salomon, Syrie, Tonga, Tuvalu, Venezuela. 

«Volés, enchaînés, déportés»

« Aujourd’hui, nous nous rassemblons dans une solidarité solennelle pour affirmer la vérité et ouvrir la voie à la guérison et à la justice réparatrice », a déclaré le président du Ghana, John Dramani Mahama, s’exprimant avant le vote au nom du Groupe africain, fort de ses 54 membres — le plus vaste bloc régional au sein des Nations Unies.

Pendant plus de 400 ans, des millions d’êtres humains ont été arrachés à l’Afrique, mis aux fers et déportés vers le Nouveau Monde pour y trimer dans les champs de coton ainsi que dans les plantations de canne à sucre et de café, sous une chaleur accablante et le claquement du fouet.

Dépouillés de leur humanité fondamentale et même de leurs propres noms, ils furent contraints d’endurer des générations d’exploitation, dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui, notamment sous la forme d’un racisme anti-Noirs et d’une discrimination persistants.

La résolution souligne que « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains constituent les plus graves crimes contre l’humanité, en raison de la rupture décisive qu’ils ont provoquée dans l’histoire mondiale, de leur ampleur, de leur durée, de leur caractère systémique, de leur brutalité et de leurs conséquences durables, qui continuent d’influer sur la vie de tous les peuples à travers des systèmes racialisés de travail, de propriété et de capital ». 

Le Canada vient, plus que de rater une occasion, ou l’occasion idéale, mais ce qu’il ne fallait pas manquer dans son histoire, quand il envoie des enfants de cette descendance à la guerre dans des lieux qui, comme nous, ont su rester indifférents.

Le Marché des influences a été la scène de l’évaluation de la notion de l’expertise et de l’éthique au niveau de la décision qui engage le pays dans ses engagements dans les RI. Si le Canada se dissocie des Nations négationnistes face à la définition du nazi et de la Shoa, il ne le fait pas sentir dans les mêmes considérations soulevées par l’ONU, sur les 400 ans d’esclavage définis à même le texte de présentation du vote, surtout dans une période d’escalade de guerre de plus en plus mondialisée, afin de bien tracer les balises. L’abstention est, dans un cas, condamnée, mais dans ce cas-ci, comme l’Ukraine l’a fait pour soutenir le négationnisme américain, israélien, argentin.

Il n’y a pas lieu de s’égarer à domicile, Montréal a, dans l’affaire Marie Jozef Angélique, le trait d’histoire qui démontre sans ambages les responsabilités que l’on reproche pourtant à d’autres. Si le vote canadien a rejoint le rang des abstentionnistes dont la plupart, au lourd passé, nous avons ainsi craché sur les victimes comme sur les descendants de ces victimes directes, tares que l’on retrouve nourrie dans le dossier d’Epstein dont l’association de découvertes du président américain en fonction qui se gave de nommer les autres, de dictateurs au moment où il tente de voler l’identité canadienne par la menace et par la peur.

Le Premier ministre, Mark Carney a déshonoré, insulté ainsi, une forte densité  de la population du pays qui se veut en exemple sur la notion des droits de l’homme à travers le monde. De la responsabilité historique au pas de sanction canadienne appliquée contre la Russie, pour cette Ukraine qui fait, comme le Canada, une politique d’abstention raciste.

La responsabilité politique tombe sur les bras et sur la conscience de Mark Carney qui a, de ce fait, dévoilé son vrai visage, surtout quand le président Donald Trump engage autant les É.-U., dans une guerre terrifiante pour couvrir un criminel de guerre nommé et reconnu en B Netanyahu, pour ne pas réparer les torts causés aux Noirs américains et aux Premières Nations, depuis les 400 ans cités dans la décision du vote.

Cette position invite mieux que toute lecture, à se méfier de l’action Carney, à se refuser d’appuyer ses politiques, à faire de la politique de nos ambitions lucides.

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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)