
Bombay en 1938, Il était une fois Bollywood,
- Et, l’héroïsme dans les cinémas contemporains
- SLRDC – par Dan Albertini
Je m’installe ce mois-ci sur les deux pages dédiées, pour répondre à la vocation de la matrice SLRDC de ma chronique. Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Ce qui se dit, ce qu’on ne dit pas. Et, ainsi de suite, la liste s’est allongée, car le rapport matriciel se veut exponentiel. En outre, parmi les influences nouvelles comme celles dissipées, il y a de celles qui reviennent rénovées ou restaurées. Il y a néanmoins celles qui, dans l’ombre aussi, émergent maintenant. D’aucuns ne le disent, mais craignent la fin du règne de ces étoiles d’Hollywood que les poussières effaceront par l’usure du rêve. Le hassidisme de Baal Tov : « joie, éveil, sens de la vie, la délivrance, espérance, chant et danse », que l’on assimile en politique avec un messianisme de fin tel celui du début qui se proposa. Autre lecture, la régénération du 7e art amène plus de liberté et d’audace, que de peurs, dans la diversité. Guillaume Evin en offre sous le couvert du paquet français. Bombay se souvient, de son côté.
Karine Bertrand, Florian Grandena et Claire Gray prennent la direction. En objectif : L’héroïsme dans les cinémas contemporains (publié en 2025, avec PUM (Les Presses de l’Université de Montréal). Quand Guillaume Evin se propose Sur La Route du Cinéma (publié en 2023, chez Chêne au moment où l’on remarque Bombay depuis 1938. Les livres abondent sur un cinéma impressionnant qui part des studios d’Hollywood pour une autre direction, dit-on de plus en plus. La France veut se rappeler de son passé élogieux, le débat est entamé avec une notion, ce qui est : « permis, pas permis », d’après le Petit Larousse du Savoir-Vivre. Le cinéma mondial peut-il se faire en échange d’appartements (de studios), pour le budget et le toit partagés ? Je fixe le portrait réel afin d’éviter la confusion.
Sur la Route du Cinéma (la chronique qui porte le nom de la démarche née depuis le Journal PAMH), est devenu l’horizon que plus d’un emprunt étale à sa manière. J‘en ai trouvé plus d’une forme d’adaptation qui sans s’en rendre compte, alimente tout le faisceau initial allant jusqu’à Haollywood transmis en Chine et aux Indes.
Initialement, le «blog» de Pascale qui affiche «le 27 mars 2006», bien que la version identifiée, paraît être en juillet 2008 comme date de naissance, m’avait poussé à une prise de contact afin de lui signaler que c’était ma chronique légale depuis les années antérieures. Clash, alors. Je me suis laissé dire que tout ça enrichit, sans maugréer. Cela ne s’arrêterait pas, tant le titre était bien axé.
Je dois avouer en outre que j’étais parti à la chasse d’une image qui n’existait pas, et que selon toute apparence, l’on devait la créer à partir de prises de vue multiples, à travers le monde dans son fonctionnalisme global, mais pour un pays en particulier. Comme on se le disait dans l’enfance : « chaque pays a son histoire d’Haïti », forme éloquente de rétention par la dérision, mais partie d’une réalité plutôt sympathique. Il fallait donc la figer dans une image. Nationale.
C’était donc le temps d’instaurer HNBS (Haïti La Nation a Besoin de Star !). Ainsi, en bilocation nord-américaine qui était plutôt en tri location. Cela partait physiquement du Mexique. Je frissonne spirituellement et virtuellement, depuis les diapositives de l’oncle Paul. Il est atteint de cécité, je lui lisais tout, donc tout lui raconter. Même ces belles Mexicaines en bikini, parfois nues, sur les plages ensoleillées. Donc, la lecture de ses documents, dont : « el desarrollo de la comunidad en America latina », de l’UNESCO, ceux de l’OEA, remplissait les espaces du script sur l’écran géant de l’époque. En outre, j’ignorais ce mélange culturel qui va jusqu’aux Indes Orientales de ma grand-mère, Lidia. C’est à la radio que j’ai contacté le virus des IO, du Moyen-Orient, etc.
Si j’élabore en partant d’Hong Kong. Si j’emprunte ces appartements (studios) pour la production, avec le décor Bombay, de Jaipur, de Delhi, de Calcutta (tenant compte de l’évolution par Mumbay dans l’ère numérique). Est-ce la même chose : celle pour une approche continentale chinoise, quand les deux géants voisins, compétiteurs de culture, veulent produire La Fureur de Vaincre, d’un passé de Bruce Lee ? Faut-il à cet effet considérer le Kalarippayattu et le personnage de Tiger Shroff, aspiré d’une inspiration indienne millénaire en elle-même, le Kung-fu de Bruce Lee, d’après la littérature appropriée sur la route du cinéma. Certains se posent même la question sur les scènes hollywoodiennes de combats à mains nues dans les Western spaghetti quand les Chinois sont minimisés dans ce cinéma naissant, avec l’option de cet art martial indien millénaire camouflé derrière les rideaux de l’American manufacture à ce goût insatiable de l’appropriation qui domine par le sigle et par les budgets.
La révélation d’une Guinée martiale ancestrale dont la branche capoeira brésilienne, m’avait surpris un jour à Montréal, car les étudiants étaient chinois, les maîtres… !
Je dépose, à ce stade, pour les besoins utiles, la triple référence associée, via le Petit Larousse du Savoir-Vivre : « Les accompagnateurs » et « le voyageur insupportable », sur le chemin du « retour ». Plus que le savoir-dire, il est impératif de bien cerner l’avenir aussi, ce afin d’éviter aux générations d’un futur éloigné, le fardeau hérité de notre incurie. De devoir repartir sur le chemin des recherches sans fin. L’avenir ne vient pas comme un éclair, qui surtout s’éteint sans le bruit de l’orage. Le chemin du retour en calèche est le plus souvent inconfortable avec ce voyageur insupportable.
Si la question ici est de savoir qui, où et comment, aujourd’hui crée-t-on la vedette dans cette ère de frontière de la peur de la vitesse repoussée, comme celle du savoir et des recherches, l’Europe, en particulier l’Italie, avec l’image d’un pape rasta, dans La Grazia, de P. Sorrentino, est-ce pour l’Afrique, grande majoritaire catholique à travers le monde, pour l’Asie afin de convertir plus de gens du terroir, par le cinéma, ou pour pousser l’Occident chrétien à une plus large ouverture dans le but de garder le Vatican plus influent, que la vieille formule éculée qui fait renoncer à l’église ?
Alors, que sont les studios les plus appropriés quand la Chine transforme dès lors, tout, plus vite, plus solide, plus vendable à la plus grande majorité : domination ?
Est-ce un rêve, sur la route du cinéma, je reste et demeure fidèle aux visées.
Merci d’y croire !
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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)





