LIBAN ÉTAT DE SURVIE Fouad Khoury-Helou Par ORHEM-CH

LIBAN ÉTAT DE SURVIE

  • Fouad Khoury-Helou
  • Par ORHEM-CH

Hezbollah, un nom insoupçonné dans le bassin des Amériques. Si les États accueillent des réfugiés (Liban, Syrie, Jordanie, Palestine, etc.), ceux-ci y payent un prix fort. Tout  un pacte de déstabilisation : cartels, factions ennemies. Ils se distribuent la rotation éloignée dans les pays visés. S’ils fabriquent des gangs différents de ceux locaux liés à ceux déportés, les leurs sympathisent par le vide de la rotation d’une pègre qui, associée, finit par se commettre en crimes graves. Ce réseau profite d’une forme de sympathie naturelle des enfants bigarrés laissé au pas de la migration rotatoire. Axe culturel de confession : arrogance, mœurs cachées qui finissent par se révéler chez le sympathique. En Amérique du Nord, ils se réclament « arabes » dans leur égard avec les jeunes filles, même s’ils ne sont pas accueillis avec les sympathies de la racine patrimoniale. Au tour d’horizon, faut-il le saisir par le fait, dans les ouvrages publiés ou, tel celui de Fouad Khoury-Helou ?

Fouad Khoury-Helou dépose sa forme de thèse qui étale en partie le Liban, tel l’État de survie. Il ignore les maux collatéraux, en outre, dans ce récit de grand défilé du Liban. Il exporte à des États pourtant bienfaiteurs qui, hélas, livrent leurs richesses à ces réfugiés plutôt envahisseurs couverts de l’ONU. Ils accueillent. Mais, parmi les réfugiés, il s’y infiltre l’autre forme de clientèle connue : le Hezbollah.

Du temps de la guerre de Bachar, à Damas, le Canada, Montréal, avaient dû élaborer une fausse formation pour « le vivre ensemble », tant les craintes étaient évaluées à la hausse. D’autres pays plutôt naïfs : Haïti, RD, Jamaïque, Colombie, Côte d’Ivoire, entre autres, ne parvinrent pas à tenir un registre bien informé en amont, sur les nouveaux arrivants maintenant installés depuis des récoltes de café. Les guerres du Liban émigrèrent au large de pays non hostiles, pour des raisons stratégiques et économiques. Fouad reste sur le mal français pourtant réel.

Réf. Page 64, 65 : « Alors qu’ils furent pendant des siècles les principaux porte-étendards de l’émirat29 libanais, qu’ils dominaient politiquement, ils doivent désormais faire face à l’affaiblissement de leur aristocratie féodale, laquelle doit se résoudre à accepter les édits du moutassarif, simple fonctionnaire ottoman, chrétien de surcroît, tandis que leur principal leader, Saïd Joumblatt (ancêtre du leader druze Walid Joumblatt), meurt en prison. Privés de leur victoire par l’intervention française, ils doivent également accepter les conséquences de leur recul démographique, qui les réduit à l’état de minorité, même s’ils conservent un statut prestigieux du fait de leur combativité et de leur esprit de corps ».

Si vous allez à Paris, par exemple, vous rencontrerez des frères barbiers-coiffeurs, des tantes dont les recettes font dans une forme d’exotisme quand les resto-cuisines font dans l’expertise commerciale. À Montréal et environs, on les voit partout avec des ouvertures et des fermetures de commerce qui interrogent, par la passation de mains. Ce qui confirme, par une migration insatisfaite, que « l’histoire du Liban : une succession d’invasions et d’occupations, P65 ». Est-ce de là, avec l’option catholique adaptée à Baalbek que l’on rencontre, par exemple, en Haïti ?

Si la migration forcée ou intéressée, surtout libanaise et syrienne, se tourne vers Haïti là où l’on retrouvera des noms tels que : Jean Khoury, Jean Sassine (neveu de Toufik Sassine, et dont le fils Jean-Philippe était l’une des figures privilégiées de JCD), les deux, dans la milice de Duvalier et de celle de Jean-Claude son fils, la question se pose en Khoury-Helou, quel rôle ont joué les Américains dans ces déplacements forcés ? Suivons la réflexion de l’auteur.

P 130, para 2 : « Peut-on pour autant reprocher aux États-Unis d’avoir laissé tomber le Liban entre les mains syriennes ? Si le soutien de Washington manquera certes aux Libanais63, la ténacité est cependant trop complexe pour permettre une affirmation aussi tranchée. La position de principe de Washington, qui n’avait pas bougé depuis la fin des années soixante, partait en effet du constat que l’État libanais était, seul, trop faible pour tenir le pays, du fait de ses divisions internes et des interférences régionales ».

Peut-on dès lors, rendre l’ONU aussi, responsable des maux de partout, dans cette guerre sans fin entre eux et Israël, et la mutation du mal en facilitant les réfugiés parfois et souvent de faux réfugiés, à infiltrer des pays souverains ? De là, l’intrusion du Hezbollah (RD), amenant la déstabilisation, est-elle une vraie conséquence, si l’on retrouve des hauts gradés dans l’armée de ce pays souverain, des entrepreneurs louches dans plus d’un pays, des politiciens de cette souche qui transforme de plus en plus ces pays, en terreaux fertiles pour la croissance de gangs violemment armés ? Allant même à une occupation politique de ces territoires autonomes, pour se mettre en position de gouvernance, ce, en accusant les endogènes de sauvages ?

Si vous connaissez Beyrouth, par exemple, le pays qui a fourni de grandes valeurs, il faut le dire, ne peut simplement fournir la sécurité énergétique sécurisée ni celle des communications. L’explosion du port de Beyrouth, en 2020, parle d’elle-même. Les témoignages de Tarek Daher sur l’Observatoire du dies, livrent cet état orphelin. Il est orphelin, de ses propres enfants. Il va s’appuyer ainsi sur d’autres États pour survivre. Aussi, la main étrangère organisée, par une guerre de traîtres et de trahison au profit de tout politicien renégat dénoncé d’ailleurs. Sa structure alors émigre aux horizons lointains pour aller organiser la guerre aux dépens des États d’accueil.

Si le Hezbollah sait gérer pour ses territoires historiques et légitimes, il est une peste au domicile des autres, sous une forme de pègre dangereuse.

P11

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)