Le voyage en Arménie – Un film de Robert Guédiguian, Scénarisation – Ariane Ascaride: Rétro!

Festival Nouveau Cinéma – Le choix est multiple et de bon goût. Le Festival du nouveau cinéma est une chanson d’amour pour les yeux. Et, j’ai vu. – par Jacques Hilaire

Le voyage en Arménie – Un film de Robert Guédiguian, Scénarisation – Ariane Ascaride, Marie Desplechin Robert Guédiguian, Interprétation – Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Chorik Grigorian

Dans ses films jusqu’à présent, Guédiguian a toujours chanté l’Arménie sa terre natale, on dirait que pour lui, le pays qui nous a vus naître vaut plus que tout. Il faut que, quel que soit les circonstances, se ressourcer, aller revoir son Alma Mater. C’est sa marque de commerce, depuis «La ville est tranquille» c’est toujours l’histoire de l’exilé qui revient dans son pays. Ceci dit, il adore L’Arménie et chez lui une pointe de nostalgie vient marquer ses films.

Dans le VOYAGE EN ARMÉNIE c’est cette femme médecin, mariée, un enfant, qui vit en France. Son père habite tout près d’elle, en France aussi, et éprouve des difficultés avec son cœur. Mais pourquoi le cœur? C’est le centre de l’amour.

Papa un jour sans rien dire à sa fille, quitte le pays avec ce cœur malade. Nostalgie. Alors la fille décide de faire le voyage en Arménie pour demander à son père de revenir en France se faire soigner.

Elle a vu l’Arménie, elle qui n’était pas là depuis des années se revoit dans un pays d’une beauté extraordinaire. Le film nous raconte l’Arménie, nous présente l’Arménie sans rien de plus. C’était, je veux le croire, le but du film. Il ne voulait pas faire une étude de la femme qui se découvre dans un voyage intérieur en visitant le pays. Nous avons appris beaucoup de choses sur L’Arménie. Il dit que le Mont Ararat de la Turquie leur appartient et qu’il compte un jour s’asseoir dessus pour fumer une cigarette. FestivalNouveauCinéma/27-10-06

Festival Nouveau Cinéma (reseauhem-archives.ca)

Les Pirates de l’Edelweiss

Tel que souligné le mois dernier, nous retournons sur le film ‘Les pilotes de l’Edelweiss’ puisque c’est un tour obligé quand on n’a plus le festival qui l’avait  drainé, et en fait, un peu plus tard, la question était déjà soulevée par le Festival Nouveau, un an après le Film ‘Le voyage en Arménie’ ainsi présenté:

le cinéma, de nos jours, n’est plus une question de clan ou de cercle fermé. Un sujet d’initié, ou une sphère sélective et exclusive. La notion de marché s’est rapidement, depuis l’intervention de l’Internet et du multimédia, ancrée dans la capacité de produire, de réaliser et de diffuser dans l’instantanée. Nous sommes aujourd’hui en pleine transformation du métier de cinéaste comme celui d’écrivain. Cela fait penser à Guy de Maupassant en littérature, jeune homme perdu de son époque et peu habile dans les affaires, qui réussit à marquer malgré tout l’histoire de la littérature française d’abord, des écrits du monde, via les traductions, les partages culturels et les phénomènes de migration. reseauhem-archives.ca/la_route_du_cinema_post_festival.htm

Et, voilà l’intro du FFM-28:

La 28e édition du Festival des Films du Monde de Montréal s’ouvrira jeudi soir avec la première mondiale de la production canadienne « Elles étaient cinq », un des 111 films qui seront présentés en première mondiale ou internationale durant le déroulement du festival (du 26 août au 6 septembre). À quoi s’attendre: Losique en colère, Adjani en beauté ou Montréal en vedette? Tout au moins, on saura le comment, un comment qui revient encore une fois, mais moins que cinq fois. – Nous y serons pour vous raconter.

Il y a de ceux qui n’ont encore vu le film cité ici, mais ‘les Pilotes de l’Edelweiss’ est un film qui parle de la période nazie et des Allemands qui se la refusaient, lors de la 2e Guerre. Les images de l’horreur sont du portrait traditionnel de l’époque. En fin de compte, les deux pilotes ont été pendus pour conclure  toutes les batailles, les trahisons dans la scénarisation du cours des événements, il est classique. En parler en 2023 relève d’une mémoire qui est en train de se perdre quand le FIFA tente de se présenter ailleurs que dans les grands studios cinés de Montréal.

Revenons au FFM, citons:

Le festival n’aura pas été sans surprise, mais un peu plus pauvre que d’habitude. Pauvre en subvention pas nécessairement en diversité. De plus en plus, le cinéma ibéro-américain et plus précisément brésilien occupe de l’espace. Les cinémas chinois et allemand apportent aussi une certaine diversité qui plonge tout le monde dans un exercice de lecture obligatoire et de traduction qui absorbe et divertit moins. Ils seraient plus intéressants, mais l’espace de divertissement et les gros budgets du cinéma américain ne pardonnent pas à ce côté parfois mélancolique. Nous avons peu raconté et nous nous sommes concentrés sur le comment, non pas par esprit d’exclusivité, mais parce que cette nouveauté était la seule qui sortait des sujets traditionnels.

Ainsi 2007 est devenu nostalgique: Cinéma mondial – Le Québec, le Canada ont fini par signer de très bons films dont on parle même à Cannes ou à Hollywood. Montréal est désormais une destination pour l’industrie internationale du cinéma.

Tout était pourtant dans le sac perdu depuis l’Arménie.

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)