Théories de la politique étrangère américaine Auteurs, concepts & approches C-P David, F Gagnon

Sous la direction de Charles-Philippe David et Frédérique Gagnon

  • Théories de la politique étrangère américaine
  • Auteurs, concepts & approches – 3e édition revue et augmentée ; Les Presses de l’Université de Montréal. 2026

Nous avons plus d’une interrogation dans notre réserve d’archives et d’observations phénoménales, mais avant tout, qu’est-ce qui a pu basculer ici, dans les recherches, pour que d’éminents CV universitaires se soient commis autant, à deux reprises, sur ce qui fait pourtant l’objet de leur expertise, c’est-à-dire : les études américaines ?

L’objet de cette première interrogation est certainement factuel, il se mesure par les qualifications requises pour deux sphères copines malgré tout. D’une part chez nous, puisque nous l’avions soulevé sur le marché des influences (P.16), de janvier à mars 2026, en vertu des choix d’experts pour représenter la diplomatie canadienne, comme le politique en gestion du pouvoir à Ottawa, dont les chairs d’études sont là, tout comme un panier à provision prêt à emporter, telle que soulevée en C Freeland.

Aussi, nous envoyons nos experts à l’ONU (et subsidiaires), pour la gestion globale de cette organisation comme si la griffe canadienne pesait comme indépendante, et comme attachée, telle que nous l’avons soulevé jusqu’ici avec William Epstein.

En option supplémentaire, nos coopérants envoyés à travers le monde.

En lisant donc ce collectif dégagé sous haute direction, est-il du fait d’être altier que de s’interroger à la hauteur des attentes, non pas justifiées après l’événement, car la thèse n’est pas le pas méthodologique pour complaire, c’est le professionnalisme qui soulève les critères édifiés aux besoins, par exemple d’un Donald Trump qui a déjà fait médire des stratèges payés au coût élevé et budgétivore, pour récolter en moins, le produit d’expertise livré. Nous proposons donc, un premier extrait de l’ouvrage.

Un 1e extrait en P.275 du chap. 6, Les débats constitutionnels et la séparation des pouvoirs (Élisabeth Vallet) : « pour autant, le système politique américain n’a pas toujours les traits qu’on lui prête4. Puisque tout pouvoir aspire à un exercice sans partage, l’équilibre que recherchaient les pères fondateurs est en effet régulièrement rompu – tour à tour au profit du Congrès et du président. C’est ainsi que Woodrow Wilson consacre l’expression de «gouvernement congressionnel» (Congressional gouvernment5) pour qualifier les périodes où le Congrès domine l’échiquier politique, tandis qu’Arthur Schlesinger décrit la « Présidence impériale6 » comme le régime où, à la faveur d’une crise, l’exécutif devient la pièce maîtresse de la vie politique. Certains préfèrent habilement la qualification de régime « congressionnel-présidentiel7 », plus conforme à la vie constitutionnelle contemporaine, plus neutre également en ce qu’elle inclut ces deux aspects du débalancement du pouvoir ainsi plus proche de la vision de Montesquieu (selon laquelle « le pouvoir arrête le pouvoir ») que de celle que l’on a prêtée aux pères fondateurs qui s’en inspiraient pourtant (séparation rigide des pouvoirs)8 ».

  • Réf. 4 La formule est même «malheureuse» pour Michael Comiskey dans Seeking Justice : the Judging of Supreme Court Nominees, Lawerence, University Press of Kansas, 2004. Dans la même optique, voir Jean Gicquel, Droit constitutionnel et institutions politiques, Paris, Montchrestien, 2002, p. 241 et Elisabeth Zoller, Droit constitutionnel, Paris PUF, 1998.

Cet exercice concerne déjà deux personnages canadiens évoqués dans ce numéro et depuis janvier en particulier, sur William Epstein in The Last Chance, et sur Andrew F Cooper, dans Test of Global Governance. Les deux ont rapport avec l’ONU, à titre de Canadien expert. S’ils sont oubliés aujourd’hui dans ce débat mondial de conflits et de gouvernance globale, l’un est du passé, l’autre vit encore, il faut donc savoir ce qui est moins bien que les prévisions russes et chinoises. Et, même, indiennes.

Citant deux autres exemples spécifiques dont l’un a fait école chez nous au Québec, simulons le Canada dans une situation brésilienne à la Bolsonaro-Lula, avec tous les artifices connus à ce jour. Que serions-nous aux yeux des autres, dans nos émotions aussi, si l’on considère C Fréchette la nouvelle PM du Québec contre le tendancieux battu, évincé en la circonstance. Nous qui avions vécu PET, et la période felquiste au Québec. Et, dans l’international, le cas madrilène avec le séparatiste C. Puigdemont et la Catalogne, en 2017. Et sans détour, l’agression à ciel ouvert américano-trump, contre tout venant souverain. Récent dans la mire, le Vatican et le Pape américain. Trump rend cette démence siamoise citée, encore plus folle en pathologie, qui peut basculer sans délai vers le clash frontalier avec nous. Force est donc de se sonder. De tels scénarii sont-ils étudiés par le politique, par le militaire, via leur notion du voisin.

Nous ne sommes pas ici dans l’encyclique papale dite de la foi, faite pour la gestion de l’intemporel, transmise à l’évêché pour raisons de catéchumène. Enseigner à tout croyant qui va apporter la dîme à Dieu, en la remettant à ce gestionnaire, vu du temporel. Nous sommes dans la gestion du temporel. Là, des bombes mortelles sont fabriquées, des munitions idem. Ce, afin de défendre dans l’imprévisible, et au mieux dans le prévisible de l’Armée canadienne. Ce qui l’était avec Trump, à notre avis, par l’Observatoire du dies. Sur les lignes de l’ingénierie de la fabrication de ces explosifs de guerre, le mauvais test, non pas la mauvaise interprétation bénigne, l’usine ou la chaîne de montage explose à domicile. Le génie doit y répondre, non pas après le cas, mais avant, pendant et après, pour que l’action continue. Dans les agressions de Donald Trump comme dans son arrivée avec les 2/3 des anges, l’explosion aurait été le fait prévisible mal estimé, chez nous. Comment l’Amérique peut-elle prévoir notre docilité, mais non pas nous, sur leur agressivité, par ce qui appert être le ramassis de références pour citer ceux qui nous citerons à leur tour. Aucun produit, ni récent ni ancien, n’est sorti. Le coût est élevé.

A-t-on besoin d’un second extrait, nous l’aurions pigé en G.H. Bush dans le chap. 2, L’exceptionnalisme comme fondement moral. « Nous sommes des Américains. Nous avons une responsabilité unique de travailler fort à…la liberté ». Arrêtons-nous là, nous invitons par contre l’intéressé, comme le lecteur et le chercheur, à lire l’ouvrage à leur tour.

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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)