
HARALD PFEIFFER
L’histoire de la famille Pfeiffer nous est contée depuis la Suisse, dans la commune de Gland (arrondissement-Nyon), canton de Vaud. Un après-midi d’été, Karin la femme d’Harald montre des photos, la passion luit dans les yeux, elle parle du personnage qui revient bientôt. Mais aussi, de son prochain voyage. Le nom du projet en cours résonne comme SSLDF dans un pays situé en Afrique. Il y avait eu la guerre étendue du pays d’à côté. Son mari était parti construire un hôpital, depuis, il y vit là-bas pour développer le projet avancé. Si Harald est le personnage central de la machine en marche, il y a aussi Alberto, un ami allemand, des Hollandais, pour ne citer que ceux-là. Le récit prend forme: Masanga.
Entre le temps de l’érection du mur de Berlin et sa chute comme celle de l’empire de l’Union soviétique, les portes se fermèrent, se rouvrirent pour laisser filtrer l’histoire. Un homme traverse en Suisse accompagnée de sa femme. Harald Pfeiffer savait-il ce qui l’attendait dans un avenir proche, il ne pouvait pas s’en douter. Il sait ce qu’il a en tête. Il ignore jusqu’où cela va l’emmener, les devins de Berlin-Est ne sont pas de cette vocation pour l’outre-frontière. Il va s’investir dans l’œuvre admise caritative en faveur de la Sierra Leone voisine du Libéria. Ainsi prend naissance le rêve sans devin qui est devenu une belle réalité malgré la guerre qui sévit dans la région. De la Suisse, il commence à construire un hôpital à Makeni Sierra Leone, avec l’aide de ses amis qui travaillent à la même place que lui et Karin. La Clinique du Château de La Lignière à Gland a été le cadre enchanteur qui a vu éclore le projet.
Nous assurons que l’initiative de citer Harald Pfeiffer ne vient pas sur sa demande, il l’ignorait d’ailleurs, nous avions pris le temps de mûrir le grain de la présentation à donner au texte, sans tomber dans l’étalage de comptoir.
De Gland vers l’Europe née, il embarque et traverse via la Belgique d’après le récit d’un de ses amis, nous n’avons pas le visa d’étaler la vie d’Harald. Des portes afros s’ouvrirent, traversant le Maroc, d’autres territoires, avec la caravane qui profitait de leurs vacances pour s’y rendre dans le pays long des plages de sable blanc. L’accueil allait faire les choses en accéléré avec : horloge suisse et précision allemande, dans une léproserie.
Nous avons rencontré il y a de cela six ans, un autre engagé pour les démunis sur la route d’un Batey à Consuelo San Pedro de Macoris, RD, en l’occurrence Jean-Claude Valbrun qui a érigé la Clinique Jacques Viau de l’association Hispaniola-Debout, où les services sont désormais offerts en coopération avec l’État. Occasion édifiante de mieux discerner ce type d’initiative qui réclame tant de sa vie personnelle quand on s’y investit. À cet effet, nous avons pu jauger la valeur réelle de l’action d’Harald en Sierra Leone.
Aujourd’hui, l’Hôpital Magbenteh est une réalité qui propose bien plus que des soins médicaux, le projet s’agrandit, le centre éducatif développe la vocation d’institution scolaire aussi où l’on enseigne les éléments fondamentaux du savoir qui mène à un niveau supérieur en vue d’études avancées si la tendance se maintient au prorata des acquis. Il y a l’aspect de rétention sociale dans un milieu progressiste au lieu d’aller gonfler les rangs de l’oisiveté, grand grenier où la délinquance et les guerres viennent généralement puiser des ressources et la relève. Entre-temps, ce sont les prodiges en salle d’OP qui font de cette initiative, un besoin essentiel dans la vie de la communauté comme celle du pays pris en témoin.
Si vous allez dans la commune de Gland en Suisse, il est probable quand vous citez Pfeiffer, de trouver audience comme des donateurs. Mieux encore, les caravanes sont aussi connues par exemple au Maroc sur le chemin où des amis d’Harald se régalent en insectes avant de siroter leur thé à la menthe fait de belles théières au bec long. Une coutume glandoise certes, mais suisse aussi. Le voyage qui attire.
H Pfeiffer fait partie de la catégorie du genre humain pacifique de nature. Il draine avec lui sa diplomatie qui ouvre des portes malgré les obstacles. Physiothérapie diplomatique comme axe de succès si l’on considère celui-ci comme le soulagement qu’il apporte avec une équipe pluridisciplinaire de plus en plus élargie.
S’il est père de famille dans la vie de ses enfants, dont sa fille qui aime le chemin de la vocation humanitaire au profit des démunis, il réussit à faire école aussi sur le banc de la Sierra Leone où il passe le temps à s’occuper des autres.
Nous sommes toujours sur le chemin de la diplomatie du tourisme pour la paix avec le dossier Pfeiffer. ID-C profite certes des archives de l’Observatoire du dies, apanage de Réseau HEM Canada Global. Nous invitons ainsi tous les amis de la Sierra Leone, ceux de l’Hôpital Magbenteh, l’aventurier du patrimoine humanitaire, le spécialiste en voyages de vacances, le donateur en herbe comme le vétéran dans le domaine de la bienfaisance, à aller faire un tour visiter ce lieu magique qui a attiré l’homme qui avait pourtant tout à gagner à rester comme ses pairs, en Europe, en Suisse, l’autre forme de vie.
À l’époque où l’observatoire du dies s’installait en Suisse dans le but de renforcer l’aspect des RI dans les activités médiatiques, les occasions de témoignage étaient souvent transformées en effectif pour la SSLDF, à la vue de cet homme qui a su investir plus que sa vie, ses avoirs. Ce sont aujourd’hui, des lits d’hôpitaux décents, des soins vitaux, des salles d’opération fonctionnelles, des salles de classe et encore plus. L’espoir, là-bas!
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ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)





