LE MARCHÉ DES PROMESSES APRÈS LA MORT par Pierre Léonard Joseph

ATTENTION DE L’OBSERVATOIRE DU DIES SUR L’AXE PHILOSOPHIQUE

  • par l’Observateur GéoCyber indépendant
  • VOLUMÉTRIE DE L’HABILLAGE & CONNEXION ADAPTÉE

Un mot domine le monde depuis toujours. La foi. Elle s’est définie dans ce monde, avec la projection anticipée de résultats qu’on ne sait pas attendre. Une telle dynamique a créé un véritable rapport de force entre plus d’une notion abstraite, que le marché des auditoires s’est développé par des pièges au fur et à mesure que les besoins augmentent au prorata de l’aisance de certains contre le malaise des autres, de là des sociétés ont germé et sont apparues avec ce que l’on pourrait appeler la vocation et ses artifices.

La croyance, l’attente, l’espérance, le salut, l’annonce, la prière, et on en rêve tous. Même le rêve est devenu le sujet pour plus d’un. Autant de marchands que de vendeurs pour des acheteurs de la foi qu’on fait sienne.

Illustrons par un cas étudié, indépendant.

Le Protestantisme, dans son histoire, a su drainer aussi bien la naïveté que l’audace du croyant. Que sais-je, Histoire du Protestantisme, par Jean Baubérot – puf, 1987 mis à jour en 2013. Une version plutôt sans vision, mais informative. Indépendante, peut-être pas !

Voici en p.66 para 1’édition de 2014, France:  « Nous avons vu le calvinisme strict tenir bon sur la prédestination. La doctrine de la consubstantiation amène le luthéranisme strict à insister sur l’ubiquité du Christ qui, après être monté au ciel, continue à être présent partout, à emplir toute chose. Ces débats technicisent la théologie, l’éloignent des aspirations des « fidèles ». Celles-ci vont s’exprimer sur le thème de la passion du Christ. La poésie et la musique religieuses (avec Paul Gerhardt) connaissaient une phase de grand éclat. Lors du dernier tiers du XVIIe siècle, le piétisme se développe et prend le contre-pied des orthodoxies. Il prédominera, jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, dans la théologie nord-européenne et nord-américaine ».

La violence prend souvent la forme de l’intelligence, mais pour évincer l’autre dans sa foi personnelle. Des effets de ce marché de l’égo.

C’est dans ce contexte que l’édition de juin du journal présente un habitué, en l’occurrence, Joseph Pierre Léonard, de sa culture de gangan messager, et Ibothérapeute, de sa croyance et culture ancestrale.

DAHO-VODOU

  • APRÈS LA MORT :
  • LE MARCHÉ DES PROMESSES

Qu’avons-nous à faire de si grand — après la mort ? 

On dit — pour certains — que l’essentiel se compte : 

des vierges comme un lot — une prime à la honte — un désir clandestin maquillé en trésor.

 

Serait-ce là — divine et digne récompense : 

un paradis construit sur des corps sans retour

non des âmes debout — mais des proies pour l’amour

quand l’amour n’est plus qu’une ancienne violence ?

 

On jure que c’est promis — on le vend — on l’affiche

et je cherche — au milieu des slogans et des vœux — 

quel ciel pourrait trouver cela juste et pieux. 

Quel Infini s’abaisse à des marchés si riches ?

On dirait qu’on prend Dieu pour l’alibi du sang

pour l’écran qui blanchit les pulsions et les caves 

on parfume le mal — on le rend presque brave

et l’on nomme « foi » ce qui ressemble au penchant.

Pourtant tout ce qui nous enivre ici-bas — sur terre : 

la peau — l’orgueil — l’emprise et l’appétit des rois — 

serait-il reconduit — sanctifié à la fois

comme si l’au-delà copiait nos misères ?

De l’eau bénite — je m’enivrai encore.

Non. Que le ciel soit ciel — sans comptoir ni vitrine. 

Qu’il ne récompense pas la prise et le pouvoir. 

Qu’il n’ait pas pour moteur la tentation du soir

ni pour loi le désir d’une foule en vitrine.

Et qu’en est-il — des promesses pour la femme — dans le confort 

du jardin de l’Éternel des éternités ? 

En aurait-elle une variété de pilons « zozo »

pour pilonner ses passions prometteuses de foi et de salut ?

Je veux un après — qui dénoue ce qui serre

un lieu qui nous déprend de posséder autrui

où l’on cesse d’avoir pour prière un « j’en veux » — un « j’ai pris »

où l’on apprend enfin la justice et la paix.

Car si Dieu est plus vaste

que nos sommeils de chair

il ne peut s’enivrer de promesses impures. 

Et si l’on sent parfois une odeur d’aventure 

à la Epstein — qu’on sache : ce n’est pas du ciel

c’est de la terre — de la très mauvaise terre. 

Ewa ! Ewa !

  • Ainsi soit-il. 
  • Ainsi soit dit. 
  • Ainsi soit vécu — 
  • dans le Vodou éternel.

Ewa ! Ewa ! Ayibobo ! 

  • 1e juin 2026
  • Joseph Pierre Léonard
  • Gangan mesaje / ibo thérapeute

P40

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)