
MALICIOUZ À L’AFRO MUSÉE DE MONTRÉAL par Milord-Albertini
C’est une première à traverser dans son art pour moi, il me faut reconnaître et saluer tout un effort d’organisation déployé par cette artiste, elle a du talent. J’ai sciemment adapté un besoin de lecture plus loin. C’est aussi la surprise, à tout hasard, les lendemains, car il y en aura plus d’un qui ne ressembleront pas à l’avant-veille ni aux leurs non plus. Un nom d’artiste. MALICIOUZ.
- Pourquoi ?
Il est impossible de savoir là où elle s’en va. Que vaut cette dentelle mêlée à une vue aviaire ou de gallidé, si le reste du monde fait dans le canidé, son art, quand on connaît ses origines révélées de sa passion des murales ?
Sur le dimensionné, la volumétrie en redéfinition pour une école que je sens venir, est-elle personnelle, influencée, copiée, inspirée, révoltée ou en route, d’où vient son rouge d’ailleurs ?
Son autoportrait règne dans tous ses travaux exposés et dans plus d’une figuration déjà vues à travers sa documentation depuis que j’ai lié connaissance avec cet art en définition personnelle. Quel sera le marché privilégié de cette artiste si elle traverse les océans? S’exposer dans toute sa timidité encore présente, sera un défi majeur.
Dans un premier jet sans appréciation encore, je dirais que MALICIOUZ artiste, tient compte de son milieu ambiant en enrichissant sa touche avec: emprunt, récupération culturelle, ancestrale, en gardant sa propre liberté de créer ses avenues, un boulevard, plus encore.
Montréal est finalement trop enfant pour l’émancipation d’une telle artiste qui, de ce que j’ai appris de sa littérature personnelle, de sa confession, des carrés où elle ose. L’extravagance ira vers la forme extravertie qui provoquera le petit plateau du Mont-Royal encore enfermé dans la forme d’afrocentrisme qu’elle ne tardera pas à dépasser pour tenter de s’approprier fortune et richesse dans un monde qui a plus à offrir à son art.
Si l’on mesure en projection, MALICIOUZ avec un passage, non pas lui faire le cours de, mais se saisir de la voie the art student league, dans sa vocation de transformer en accéléré, les artistes, mais de dévoiler aussi les dessous cachés dans chaque individu dans la forme de l’art qui lui convient pour réussir, a à lui offrir. Liberté et technique au menu d’abord. Le bond aurait été implémenté.
Fluons dans le portrait qui rappelle les femmes girafes d’Afrique. Elle leur enlève le spiral au cou pour lui imposer un pendentif. Aimerait-elle se créer dans l’art brut que l’on sait pertinemment qui se développe à l’improviste sans maître, sinon en perfection, avec l’accompagnateur exercé. Les séries vont peut-être commencer là, pour elle.
J’ai volontairement couché les agrandissements de segments de cette toile afin de permettre à chaque cerveau de bien discerner l’ensemble montré dans l’espace au côté droit. C’est aussi pour démontrer l’existence de tableaux des détails de l’ensemble que je crois qu’elle n’a pas encore appréhendé au profit de son développement à titre d’artiste.
Si je dois finir par l’appréciation, bien que le temps de l’exposition se situe dans un cadre de musée réputé afro, les éléments du musée présentent une grande faiblesse de par le financement, certes. Je l’imagine aussi, de la limitation culturelle imposée aux artistes du milieu, sous prétexte de faire dans la culture. Un vieux meuble frotté devient objet d’art par définition, et le vieux bois sculpté devient une pièce de collection comme si l’on conservait la nature et ses éléments quand l’Africain, par contre, consomme tout le grand luxe si les moyens sont là au rendez-vous !
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




