
Zidane Meriboute
- Une nouvelle ʺVieʺ du prophète Muhammad
Si cet ouvrage tombe dans la thématique de la perception du trimestre, le délai dans la parution de l’article est dû à l’opportunité tardive d’avoir lié connaissance avec le livre attendu depuis sa sélection.
Si nous appréhendons le prophète par le texte de l’auteur, et nous respectons toutes les valeurs. En outre, notre lecture n’invite pas à suivre, ni déconseille sur la base de la foi. Ce qui, par contre, est dit, est soupesé en fonction des besoins admis a priori par toute organisation religieuse, ou pas, soit-elle.
Le Prophète doit s’expliquer par lui-même, comme Meriboute doit livrer dans un cadre ouvert, lucide, car la foi appartient à celui qui la soutient. Une valorisation a besoin de respecter la liberté d’opinion tant du rejet que de l’adhésion, de l’apprenti, le CV de Zidane Meriboute est, dans la couverture p.4, Ph.D en droit de l’Université de Genève (CH). Et, auteur de plus d’un ouvrage soumis à des jurys. L’autorité de la foi, qui date de l’an 622, doit être établie en fait. La doctrine compte, l’ignorance n’est pas une faute. Il faut expliquer !
Chap. Le prophète s’exile à Médine – L’arrivée triomphale de Muhammad à Médine
« Arrivée à Qoba, localité située à l’entrée de Médine. C’était au mois de Rabi2 de l’an 622, les habitants l’attendaient à cet endroit. Ils voulaient assister à l’entrée triomphale de l’élu de Dieu dans leur oasis. Muhammad était accompagné de sa chamelle à laquelle il devait laisser le soin de désigner, en s’arrêtant, l’endroit où devait être érigée la mosquée de Qoba. On raconte qu’après une longue marche. La chamelle de l’Apôtre d’Allah inclina légèrement le cou vers le bas et s’agenouilla. À cet endroit même, le Prophète décida de construire une mosquée ». P.91
Une première lecture suggère que : « on raconte » : qui est, on ?
Une seconde lecture elle-même propose de ce qu’on raconte, que c’est la chamelle qui incline le cou à cet endroit de choix.
La troisième lecture partage la foi de ce qui, en l’an 622, se passa triomphalement à Médine, donc une foi qui date de ce fait, à cette époque.
Qu’est-ce qui a changé depuis ?
Partons aussi dans le temps, les chapitres ont finalement suivi, par interprétation, la vie du Prophète puisque les couches sont nombreuses. Certaines adoptent tel ou tel étranger à la foi appliquée, tandis que d’autres, d’autres étrangers qui se font la guerre. C’est donc la guerre aussi, entre les différentes lectures et applications. Il y a une nuance, des gens meurent. Des frères s’assassinent, l’on comprendra.
L’interrogation alors se situe ici : pourquoi cette perte de mémoire ou cette différence de compréhension, quand la Sourate soutient une connaissance basée sur la mémoire active en application, par exemple, chaque année à la Mecque ?
Ainsi donc, notre question formelle sujette à recherches dans cet ouvrage de Z Meriboute : où sont les autres peuples qui ne sont pas cités, s’ils ne le sont pas dans son livre, alors quelle relation avec Dieu si nous sommes tous humains ? Ce qui n’est toujours pas rectifié au goût de ces peuples effacés.
Chap. Sociabilité et vie familiale du Prophète en marge des préparations de la conquête mecquoise – Aïcha, troisième épouse du Prophète.
« Selon Ibn Sa’d, Aïcha dit, au sujet de son mariage : « Le Prophète me demanda en mariage, trois ans avant la hijra (soit en 620, puisque la hijra vers Médine se situe en 622), je n’étais qu’une enfant de 6 ans. Ensuite, l’Envoyé de Dieu émigra à Médine et huit mois plus tard, (aux environs de 623), notre mariage fut consommé, alors que j’étais âgée de 9 ans13 ». P.104
Considération humaine : pourquoi l’exil choisi, et le besoin de la 3e femme ?
Quelle est la définition première du mariage, et à travers le temps, les ajustements à titre d’ajustements sociaux si c’est le cas ?
Quelle est la perception des adeptes de cette foi, si pour les mêmes considérations légales, ce serait une autre culture avec ses prophètes, parlant de Dieu aussi ?
Pourquoi les variations (politiques et religieuses), entre les différentes formes d’État, dont la foi principale est celle du Prophète ?
Pourquoi la relation qui découle alors de ce Prophète, est-elle la meilleure, si l’on ignore l’autre culture dans ses relations avec Dieu ?
Dans ce cas, peut-on défendre Dieu malgré lui, sur quelle base donc, de cette option, démontre que la raison est d’une part, divine, et d’autre part, accordée ?
Le choix de l’exil selon l’écriture de Z. Meriboute, comme celui d’une 3e femme, font a posteriori, l’histoire dynamique, puisque le Prophète est mort, Allah est éternel, mais les autres sont faux ?
Meriboute a publié chez l’Harmattan, en 2017, Les Musulmans d’Europe face au racisme confessionnel : de la discrimination à l’inclusion ? Est-il critique alors, dans cette Europe réputée catholique maladive, hypocrite, et le même effet rétro est-il possible alors, sur ses considérations ?
Chap. (Idem que le précédant – Les deux concubines du Prophète.
« La première concubine du prophète fut la belle Marie, une copte (chrétienne). Elle lui donna un fils qu’il nomma Ibrahim44, et qui mourut en bas âge. La seconde fut Raihana45, une captive d’origine juive de la grande tribu des Banu Qorayza ». P.113
Est-ce l’indice, tel de l’école adoptée, par la captivité ? Nous nichons dans le livre, restant sur notre soif en requérant plus de Meriboute.
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




