
UN PAPE RASTA DANS LA GRAZIA de Paolo SORRENTINO
- SLRDC – par Dan Albertini
Est-ce contre toute attente analogique ou logique que Paolo Sorrentino, le cinéaste, a tenté de nous léguer une fin de la dynastie, celle des papes blancs ?
En fermant le cadenas de son film avec un pape rasta, que vient visiter le président de la République, avant de quitter les lieux de ce privilège, c’est comme dans la fin de la lettre, la plume livre le véritable message ne varietur.
L’image nous vend-t-elle deux choses : l’autorité de l’Église, l’évolution d’un temps ?
L’autorité de l’Église
Si elle a perdu son autorité de convocation, est-elle encore en position de négocier, sinon de se plier ? Le partage inégal avec le protestantisme statique en dit long.
L’évolution d’un temps
Comme à l’époque du bug de l’an 2000, la limite des frontières de l’infini repoussée, il a eu très peu de gens à être conscients de la conséquence avant saturation. Pacte ou dynamique naturel, l’église en scandale et sans autorité a besoin d’un censeur.
Il faut en effet une histoire humaine pour asseoir tout condensé, ne serait-ce que par l’absurde, que dire du fondamental, pour l’application. Ici, Sorrentino joue sur la fin d’une présidence pour adapter l’adoption de la fin d’un Vatican blanc avec un pape : rasta, noir, par l’absurde puisque le postulat n’est pas encore édifié, quoiqu’évoqué souvent pour lier un théorème ou se rapprocher par certaines appréciations. Histoire réelle de l’église citée ici, mais : cinéma, slrdc.
Le sujet interrogé est important si, dans le réel surtout par l’absurde, l’on considère l’attaque frontale de DT contre le pape américain, en dépit de tout. Est-il là, imbu de cette probabilité, raciste à ce point, pour tenter de désamorcer sans délai, puisque la succession d’un pape américain dans la logique de l’influence-2008, serait acceptée d’être un Noir ? Donc, il se fait pape, empereur aussi, sur la foi d’un scandale Borgia.
Sorrentino est dans le cadre retenu, par la fille du président prise dans l’énigme qui réclame le pardon. La Grazia.
Cette témérité vernaculaire de DT, dans la psyché de Sorrentino ferait-elle d’abord par anticipation, dans l’antithèse de Trump, si appréhendée, et non bousculé ?
Pourquoi ce close-up de Sorrentino quand tout le décor est réel, plein de grâce et de sérénité, dans le conservatisme de canons italiens ? La réponse se trouve-t-elle dès lors dans la parfaite éclosion nécessaire d’un pape noir, sans première papesse, donc mis dans un duo rasta en supplémentaire ? Est-ce inspiré de l’Américain, en 24H chrono, pour mettre un président américain noir ?
Si Sorrentino a pris en effet la précaution d’un décor conservateur, et européen dans la garantie d’un succès, il ne pourra nier la portée sexuelle dans l’effet négroïde de la papauté offerte, dans un pays où les belles femmes italiennes ne manquent pas pour la confession dans l’intimité. Avec la réputation attractive connue sur la vedette, ce Noir américain dans le sport, au cinéma, le pape d’ici en est-il absout ?
Paolo Sorrentino seul le sait.
Une question personnelle m’interpelle, la voilà : nul n’est éternel, et le lendemain du Pape de Paolo ?
- Merci d’y croire !
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




