
LA DIPLOMATIE DU CARNAVAL
Comité International Carnaval – Musée Mondial Carnaval
Si la tradition carnavalesque de la saison « gras » est terminée pour céder à la saison maigre, des cendres et sainte, jusqu’à Pâques, le carnaval dans ses aspects culturels atypiques du lieu de chaque localité inscrite, continue. Préparation annuelle telle que la fabrication de masques. Relatif à la procession diversifiée à la fête patronale. Des écoles de la meringue populaire. Des fanfares, par exemple en Louisiane, même pour les funérailles, etc. Où garde-t-on alors le patrimoine du carnaval à titre de trésor, de matériel pour former, dans une économie avancée ?
[Nous plaidons la cause de la conception du Comité International Carnaval et du Musée Mondial Carnaval dans le contexte d’une nouvelle forme de diplomatie, celle de la fantaisie en faveur du partage, en Haïti!]
En haut à droite, il y a là, la photo d’un roi de carnaval singulièrement installé de son fauteuil. Maire de la cité, sa ville porte le nom d’un fruit. Abricot, là où il a instauré le carnaval thématique annuel pour honorer les peuples d’antan, malgré sa maladie qui l’a finalement emporté. Jean-Claude Fignolé a réussi à étaler sur le parcours tant de pages de culture de l’histoire oubliée, des victimes indigènes.
C’est de là aussi la question suivante, prise en dehors des rapports religieux du mardi gras pour rentrer dans les cendres du mercredi, allant jusqu’à la crucifixion passant par le carême où il faut être monstre pour tuer Jésus à répétition sous le couvert de la commémoration de sa mort, par la foi. Pourquoi donc ces formes affreuses, ces visages démoniaques, ces costumes barbares, ces fouetteurs effrayants, au milieu de ces belles reines de carnaval, installées sur les chars du même standard au luxe festif pour honorer la beauté de cette forme d’humanité qui bénit riches et pauvres ?
Il y a donc matière à conserver afin d’instruire. Exemple, dans la culture asiatique, le masque chinois tel son dragon qui se déplace avec ses pattes humaines dans une coordination exercée. Plus encore, les fabuleuses danseuses de la samba exhibant les hanches et les fesses en dessous des seins presque nus, dans sa forme de pudeur accordée en la circonstance exemptée de la virilité. L’endroit de toute exagération détenant l’immunité artistique. Carnavalesque surtout, où tout le monde vient offrir son produit en sponsor. Sa musique en meringue. Son histoire mise en scène de rue. Transporter la culture de cette fantaisie, économie désormais, vers d’autres cités, d’autres cieux.
Il faut dès lors gérer au prorata de chaque ville ou cité, de chaque masque ou costume, de chaque char ou cavalerie légère, de chaque fanfare ou thème musical.
Guadeloupe, Veracruz, Martinique, Abricot – Haïti, Zurich, Brooklyn, ce sont des familiarités qui nourrissent des ports de débarcadère-embarcadère. Des voyages où la fantaisie est reine. La passion est sœur. Le bal est populaire. Il est question aussi de la cité dont les clés sont remises à chaque participant. C’est ici la motivation pour le CIC–MMC !
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




