l’arrestation de Lemrabott Ould Mahmoud

IDC prend la liberté de présenter ce mois-ci, sous la cale d’influences insolites médiatiques, trois hommes accueillis qui publient dans les normes contemporaines, dans le but d’informer le monde sur un fait : ils sont contre l’esclavage qui perdure en Mauritanie, et par définition, contre toute forme pratiquée ailleurs aussi, dans le contexte de J. Epstein.

Cheikh Sidati Hamadi, Expert Senior en Droits des Communautés Discriminées sur la base du Travail et de l’Ascendance (GFod), Chercheur Associé, Analyste, Essayiste.

Biram Dah Abeid. Diko nous dit : « Biram Dah Abeid le leader abolitionniste et prix des droits de l’homme des nations unies en 2013 ».

Ses propos le présentent mieux que nous sachions le faire. Il dit : « L’oppression et l’injustice produisent une explosion où la réaction varie d’une personne à l’autre selon l’endurance ».

Il dénonce par ses écrits et ses interventions. Nous le présentons par ses mots :

« L’apartheid n’est pas seulement une notion juridique ou historique. Il constitue un système de domination institutionnalisé, où certains groupes sont maintenus dans une position de subordination par des mécanismes sociaux, économiques et politiques. En Mauritanie, ce système est souvent silencieux, invisible pour certains, mais profondément structurant et destructeur pour les communautés discriminées ».

Diko Hanoune est notre fureteur de cathédrales et de mosquées qui voyage à travers trois continents pour défendre les droits humains, lutter contre l’esclavagiste en Mauritanie.

l’arrestation de Lemrabott Ould Mahmoud

  • par Diko Hanoune

L’information circule comme une traînée de poudre, l’arrestation de Lemrabott Ould Mahmoud, président du bureau IRA Nouadhibou, hier soir à 21h10, vendredi 13/02/2026. Qu’a-t-il fait ?

Pas grand-chose en écoutant les propos dans sa vidéo qui semblent l’incriminer.

Absolument, on s’est tous posé la question, quelle infraction a-t-il commis ? En vérité, aucune, il a plutôt dénoncé les inégalités de traitement entre les citoyens mauritaniens par cette poignée de maures racistes et extrémistes qui contrôlent le pouvoir en Mauritanie, même la justice est inféodée avec l’exécutif. Les accusations et les enquêtes sont à charge contre les militants des droits humains, les juges souvent Maures blancs suivent les réquisitions du ministère de la justice, c’est-à-dire le parquet qui dépend entièrement de l’exécutif.

Il suffit de dénoncer un cas d’esclavage où le racisme de certains Maures bien placés pour se retrouver sur la ligne de mur de l’appareil étatique qui instrumentalise la justice.

Quand des opposants comme Biram Dah Abeid sont agressés et menacés de mort par l’entourage du ministre de l’intérieur et les partisans du régime actuel, s’ils déposent plainte, la plainte est banalisée et classée sans suite pour protéger les esclavagistes racistes maures qui ceinturent le régime.

Quand on dénonce l’apartheid d’État et l’esclavage en Mauritanie, on est enlevé par la police politique, arrêté et séquestré comme c’est le cas de Lamrabott, Mme Warda, Ba Abdoulaye, Youssouf Kamara, etc. Tous des cadres et militants de l’IRA Mauritanie.

On ne peut pas résoudre les problèmes des Mauritaniens par un dialogue sérieux, qu’il soit pendant qu’on les embastille de l’autre côté.

C’est très clair que le fameux Dialogue de Ghazouani n’est qu’un leurre. Mieux, certains Mauritaniens confondent dialogue et négociation. Le dialogue n’impose rien à respecter, par contre la négociation impose le respect de l’accord signé, sinon la guerre ou les hostilités reprennent.

Nous exigeons la libération de Lamrabott Ould Mahmoud, président IRA section Nouadhibou, et l’arrêt immédiatement du harcèlement illégal de militants de l’organisation IRA Mauritanie.

P47

ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)