
MARIE-CLAIRE ERTHA PASCAL TROUILLOT
- Vue dans The Dessalines Factor, par « un officier en vigie »
- LA FORMULE EXPERTE ÉPROUVÉE EN ÉLECTIONS
- l’École haïtienne de la Cassation, par l’ingénierie de l’ancienne juge-présidente
C’est le verbe de l’ex-officier en vigie de l’Armée régulière d’Haïti qui guide notre publication de juin, dans la série The Dessalines Factor, en la Présidente, Mme Ertha Pascal-Trouillot qui est la seule femme, et en ces termes : mandataire provisoire, a su mener son pays sur les rails de l’état des élections générales régulières, qui ont, a posteriori, vu élire son bourreau en la personne du président Jean-Bertrand Aristide. Au menu : moult tentatives de coup d’état ratés, dont celui du Dr Roger Lafontant
Comment démontrer l’expertise avec cette thématique, comme avec celle qui a servi à organiser les élections régulières légales, en si peu de temps, et au milieu du chaos décrit par cet officier en vigie, qu’est le Major Gérard Salomon ?
La méthodologie se résume à appeler, plus qu’un témoin, mais l’acteur indépendant qui s’est avéré de ce même Dessalines Factor, en prenant des décisions à titre de plus haut gradé en poste, ce soir-là. La conclusion des élections, comme l’échec du Dr Lafontant qui se croyait le génie des lieux, associant même sa déclaration à la plus haute trahison en appelant les É.-U., à corroborer ses actes, par le prétexte de l’anti-communiste. Au même moment, il se désavouait lui-même sur le facteur D.
Comment « sortir du fort », ou justement « sortir du fort », passe par cette confiance que la Présidente E. Pascal-Trouillot a su transmettre à cet officier en vigie qui a su agir, de l’expérience de la formation, vers l’expertise accomplie. Voici la synthèse !
Références & citations
Le narratif onusien soutient la démarche et le processus démocratique quand il s’agit de gestion politique vue dans un contexte de RI, et même dans son établissement au niveau d’un État souverain conçu, jusqu’à la limite de ses exécutifs locaux, ou d’une assemblée de partenaires. Dans cette modernité, à cette époque, la présidente, Mme M.C. Ertha Pascal-Trouillot en était bien consciente, et pratiquante, d’après la vigie. Ses publications & recherches certifient sans détour ce qui rassure, nulle dissymétrie.
Chap. 8 – Le processus démocratique. La juge Ertha Pascal-Trouillot et le processus démocratique en Haïti : « Madame Pascal-Trouillot, encadré par un Conseil d’État, prit les rênes de la présidence provisoire. Beaucoup de personnalités haïtiennes et étrangères exprimèrent leur satisfaction d’apprendre la nomination de Trouillot. « Une démocratie représentative sans égalité des sexes est imparfaite… », disait le Dr Max Gaujean de son vivant ».
De ce fait, la présidence provisoire avait ses priorités. L’organisation des élections générales légales nationales était l’axe principal. Le droit y faisait partie aussi, en la matière de l’indépendance de la Justice, comme l’interdiction d’exil, idem à l’article transitoire 291. L’intégrité passait donc par le respect de l’indépendance de tout le spectre du pacte engagé. Le Conseil d’État y était associé aussi, par l’obligation de résultats, même des conseillers [provisoires]. La raison d’État ne peut être abusive.
En p.154, « Dès le 8 juillet 1990, des organisations populaires et le groupe douze de l’Assemblée de concertation déclenchèrent des protestations intenses contre ce retour des deux hommes en question… De Ronceray soulignaient que Lafontant et Régala constituaient une menace pour la paix publique. Le communiqué demanda que le gouvernement de la Présidente Pascal-Trouillot mette l’action en justice contre ces deux hommes que l’Assemblée de Concertation considérait comme terroristes ».
La table étant mise, le menu connu, le respect de la mission du mandat, la notion du contrat étant connue, c’est la lecture faite d’ailleurs, de l’officier en vigie. Rigueur qui va permettre la défense de la Juge devenue Président provisoire, quand les éléments suivants arriveront. Manque de clarté dans les critiques de l’ouvrage sur les leaders politiques qui n’avaient pas réellement de vision ni de plan conséquent. L’urgence du jugement réclamé serait politique et en leur faveur, non pas en légitimité, mais pour calmer leur peur mal cachée. Le D Factor n’a pas été retrouvé en aucun d’eux.
« le 9 juillet, les organisations populaires lancèrent un ultimatum au gouvernement, pour qu’avant … Le même jour, l’ambassadeur américain fit part au gouvernement haïtien de son inquiétude, à la suite du retour en Haïti du Dr Lafontant … la présence de Lafontant ne contribuerait pas à créer la confiance dans des élections libres, honnêtes, et en toute sécurité ».
Intégrité qui est déjà reconnue en elle, à l’occasion de son discours à l’OEA, plus tôt ce jour-là lors de son passage, invitée à la Maison-Blanche par G.H. Bush, l’acte de l’observation du diplomate américain, quoique plus tôt que l’heure du drame, allait trouver la réponse quasi majestique, aux résultats officiels proclamés. Les élections organisées à l’échelle nationale, ce malgré l’interférence ignoble du Dr Lafontant, avaient pris rendez-vous dans une autre ère. Celle du besoin de cette expertise et de l’ingénierie nationale, parce que le monde des avatars de l’ONU et du conseil de cet Institut Hoover, en McMaster, a échoué dans la formule haïtienne.
Contexte électoral, p.180 : « Malgré tous les bouleversements et les méfaits politiques, des sondages indiquèrent que des millions d’Haïtiens étaient déterminés à braver les conditions de sécurité difficiles pour aller voter aux élections prochaines. Le premier de ces signes de détermination était le fait que le nombre de personnes inscrites pour voter était le plus élevé dans l’histoire haïtienne ».
Cet officier en vigie nous confie aussi que « c’est pour la première fois » de sa vie, « ainsi que d’autres militaires, ils allaient voter ».
Pourquoi l’heure de minuit ?
Coup d’État tenté sur l’heure de minuit, en lecture à la TNH. Comme la reformation du cabinet ministériel quand Mentor fut élevé au rang de ministre. Telle absence marquée au QG des FADH, telle présence du même général qui constata que Mme la présidente (dans ses mémoires) n’avait pas démissionné. Elle avait traversé cette tentative amorcée par les ministres démissionnaires (6) pour former un nouveau cabinet, lu, à minuit aussi. Comme la mise à la retraite des deux juges schématisés, peu avant le scrutin.
Nous cédons, malgré ce détour, la critique aux spécialistes de l’heure haïtienne !
Lire en p. 204-205 : « … Là, Madame Trouillot fut contrainte de signer sa démission et de la lire à la Télévision et à la Radio Nationale vers minuit à la grande surprise de toute la Nation ».
Certaines critiques légalistes et procédurières avaient éloquemment soulevé tout un aspect juridique sous le couvert de la lettre de démission signée, et sur sa valeur, même si lue avec la nuance du mot « forcé ». C’était là, tenter de semer le doute et faire planer une zone d’ombre. Nous y répondons vers la fin, dans une considération évoquée, adéquate pour ce faire, car R. Lafontant n’est pas un fondé, en ce temps-là.
En page 206 : « Rien ne pouvait justifier la réticence délibérée des autorités de la hiérarchie militaire. Le coup catastrophique était en train de se réaliser, je me suis demandé où je devais tirer le trait. Voilà !»
La problématique de ce D Factor s’est posée depuis [même si, bien avant l’aube de la tentative ici étalée]. Ici donc, la personne du Général Hérard Abraham qui est décrite par cet officier en vigie, n’en correspond pas du tout. Et, plus tard, de retour en 2004 avec le Premier de facto, Gérard Latortue qui s’est présenté après une démarche de traître, il a été pour fomenter son coup d’État plus tôt, en présentation à DC, plus ou moins deux ans avant. Hérard Abraham civil, est ainsi devenu un ministre de Gérard Latortue. Ce qui éclaire plus sur la valeur de la Juge, face à ce général Abraham.
Para. 2 : « Une escalade de questions clés se posait sur l’événement de la présidente Trouillot. Notamment, comment les instigateurs avaient pu entrer dans la résidence privée et pourquoi aucun membre de sa sécurité ou son personnel résidentiel n’avait été blessé au milieu des tirs abondants ?».
Elle a malgré tout honoré son contrat, et le général Abraham révèle ainsi que le D Factor n’est pas exclusivement au masculin ni tracé sur le militaire.
Page. 208, para. 5 : « Scène la plus cocasse, alors que nous essayions, sans répit de localiser les généraux et les officiels du gouvernement depuis les premières minutes de l’accès des putschistes au Palais, des responsables politiques, civils et religieux nous avaient contactés pour savoir ce qui s’était passé et comment ils pourraient nous venir en aide. … Et, même une ambassade étrangère via son attaché militaire, nous téléphona pour offrir leur soutien au gouvernement Trouillot. Tout en les remerciant pour leur soutien moral, nous avions pu maintenir notre intégrité militaire sans être convaincus ».
Le Major Gérard Salomon, cet officier en vigie, confiant dans la démarche avérée de la Présidente Trouillot, démontre en duo, en collectivité, la continuité de l’État dans le rapport du D Factor de l’ingénierie haïtienne.
Page. 210, para. 2, 3 : « Écoutez Gérard, je suis le président de la République, vous avez l’ordre de vous présenter immédiatement au Palais National ». Je l’interrompis ironiquement ! « Vraiment ! … » Et il continua, tout en changeant de ton, à me dire d’une voix encore plus arrogante : « Major Salomon, rapportez-vous immédiatement au Palais sinon je vais vous y contraindre. Comprenez-vous bien ? »
« À ce moment-là, j’ai dû agir sans attendre le Haut commandement pour éviter le pire, car le temps pressait. Faisant face à cette situation dangereuse, et ayant été l’officier le plus haut gradé présent à la scène… ».
Page. 211, para 4 : « Je suis devenu président provisoire parce que Madame Ertha Trouillot, voyez-vous, a démissionné parce qu’elle a perdu le contrôle des événements de ce pays. Face à ce président [Aristide] qui… ».
Le major Salomon était en fonction et le plus haut gradé sur place, quand le haut état-major était en fuite. Autorité légale et assermentée en officier militaire, il a démis Dr Lafontant et a réinstallé madame, par les pouvoirs qui lui sont conférés (ré-assermenté en la réinstallant dans le fauteuil présidentiel). C’est établi !
Page.221, para. 5 : « Vers les 8h45 de la matinée, rangs serrés pour atteindre l’objectif à l’heure H prévue, je lançais l’assaut au Palais ».
En effet, ce sont des aspects décisionnels qui évoquent d’une part The Dessalines factor en cet officier en vigie, et d’autre part, qui a reconnu le même facteur (Factor) en la personne de la présidente E.P. Trouillot, pour qu’il décide encore une fois, à se risquer pour déjouer la tentative de Dr Lafontant qui n’avait ni l’expertise, ni le fameux TDF.
Il est important de souligner à ce stade que le Major Gérard Salomon, comme P. Beauchard lors du coup qui a renversé le Général H. Namphy, qui se croyait capable de se faire un sergent Samuel K Do, l’officier en vigie a désobéi au principe du coup d’État qui le porterait le seul garant en l’absence du haut État Major de l’Armée, et se faire roi, comme Lafontant voulait le faire à son profit, mais il a remis à celle en qui il a reconnu la légitimité et le spectre The Dessalines Factor, afin de conserver la dignité des enfants de Dessalines.
Aussi devra-t-on considérer qu’en cette expertise avérée encore en demande dans un impératif, c’est avec ses grandes connaissances des lois qu’elle a su appuyer son patriotisme actif, afin d’arriver jusqu’au bout de la mission qui lui a été confiée.
Vu de ses colonnes médiatiques, IDC cerne le pas recherché pour sortir du fort !
- P10
- P44
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)





