
POPULICIDE
- Philippe de Villiers, Fayard
Citation : « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu », est-ce en prémisse à celui de POPULICIDE dans une formul-icide ? C’est un politicien qui tire la laine de son côté, même s’il doit, par dérision, féliciter celui qui l’a évincé. Oui, on ne se plaint pas de l’Islam en France néocoloniale, que dire, dans son bastion. C’est-à-dire dans les pays d’origine. Philippe De Villiers, politicien, fait son constat. Mais un peu tard. Comme la cigale qui chantait son colonialisme esclavagiste, dont les richesses volées ailleurs, pour se faire croire génial. Prémice, oui, puisque l’homme s’éloigne du vrai !
« J’ai décidé, avec ce livre-testament, de ne jamais brider ma plume. J’écris sans scrupule. Je livre, sans aucune précaution pour les âmes sensibles, le fond de ma pensée, avec l’obsession de relever le pays, de le redresser, de le sortir du cloaque ».
Le testament fait foi. Nous sommes tous sans scrupule aussi. Surtout quand nous reconnaissons le vampire d’un temps perdu qui se croit en Roumanie ou en Bulgarie. L’arbre a flétri de son naturel et de son vice ouvert comme la plaie béante que l’on croyait, le vin dans le nez, immortelle. D’où, le titre à l’Académie, fait foi.« Je suis hanté par la disparition du peuple auquel j’appartiens. Je vois le gouffre s’ouvrir. Comme disait Chateaubriand à propos de Fouché et Talleyrand, je vois le vice appuyé sur le bras du crime, je vois la complaisance appuyée sur le bras des lâches. Le consentement des autorités intellectuelles, morales et spirituelles. Le grand affaissement. On a perdu la matrice. Bientôt la France habitera encore au même endroit, mais elle aura changé de résidents. La brutalisation et la mutation du peuple d’origine ouvrent déjà sur un nouvel espace qui se dessine ».
Boomerang. Oui, tel que l’Africain devenu le même homme, mais d’un autre endroit. Différent, par une transition de cale de négrier. Attaché, enchaîné, entassé pour faire le Philippe De Villiers-2026, le chef rêveur. Il a peur de disparaître. Et ceux déportés forçats de la France. À travers les colonies. Une fois riche par le défaut du Code noir établi, retourne en Métropole pour se croire de Villiers. Restés, ils sont alors : békés, et toujours avec ce Code noir en main ?« J’ai vécu tout cela depuis un quart de siècle de décrépitude. Je connais la vie publique de l’intérieur. Je connais, pour les avoir fréquentés, les recoins des coulisses tout autant que le devant de la scène : le parjure et l’exhibition qui composent la matière première de la politique. J’ai vu comment s’est mis en place le populicide français ».
Question pourtant simpliste : était-il si sobre, donc si lâche, ou si soul de vin, donc, dépendant ? Petit égo qui se croit aujourd’hui, l’homme idéal pour guider le Français des Francs, créés eux aussi, vers la sortie de l’asile, mais n’offre la garantie : ne pas y rester. Juste avec une phrase toute aussi révélatrice : « c’était un test !»
C’est le même homme avec une mémoire sélective cette fois-ci. Il oublie, mais feint de le faire, que les populations déplacées pour faire la gloire de ce qu’il croit être, les peuples africains entre autres, les enfants nés sont sans mémoire.
Même de mémoire du Code noir de ses ancêtres rapprochés.« Il est temps, aujourd’hui, pour moi, de tout dire, sans retenue mondaine, sans ménager quiconque. Prenant la main de la petite Espérance, j’adresse une ode au Français de souche ainsi qu’au Français de désir, et un appel à un jeune Français qui veut encore y croire ».
Si le passé n’est pas garant, au point de tomber de ce ciel de gloire d’antan, que sont les mots de « c’était un test », du vieux, de l’ivresse du déclin maculé de nazi/yankee.
« Je parle devant l’Histoire. C’est peut-être mon cri ultime, le message final, le dernier dépôt, le fruit de la dernière mise en garde avant qu’il ne soit trop tard. »
On se doit de constater : peur de s’évanouir. Aussi, le sujet a cru être éternel pour la définition de ses origines, c’est-à-dire qu’il a un début, mais refuse la fin de ce début. Rêve et ivresse. Suggérer à l’ancienne victime africaine d’être docile, sans réparation. Disserter sur la résilience ne suffit pas. Accuser l’Islam de ce que le catholicisme a fait ailleurs au monde. Colonisant par le canon de Richelieu. Sans piger que le fric d’Allah permet à Paris de résister au Yankee du titane. C’est du maniaco-dépressif !
Le consommateur De Villiers existe, il ne faut pas l’abimer.
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




