
Congo / Son Excellence, Monsieur le Ministre Samuel Mbemba
- sur le Marché des Influences
Nous avons traité un aspect du dossier du Congo des années 61, par rapport à une communication officielle de l’AG-UN (pages 28-29 – édition en cours). Ce qui évoque la considération canadienne diplomatique dans l’AG, et des Nations Unies, dans l’ère où le crime colonialiste est ouvert, l’impunité garantie. D’abord, les Belges, ensuite, les Américains. Ils ont fait assassiner le Premier ministre Patrice Lumumba, tandis que l’ambassadeur Usher de la Côte-d’Ivoire a défini sa psyché de l’action, par son discours odieux et onusien. Le conflit amplifié tue encore après des Indépendances africaines plus que sexagénaires. Devrait-on dire mieux, le conflit s’est métastasé a fortiori. Son Excellence Samuel Mbemba, Ministre congolais en l’occurrence, était à Genève dans le cadre d’efforts déployés pour la paix, puis, à Ottawa, d’après cette même source, pour une coopération multilatérale ou trilatérale. Voici la note explicative de Biro Diawara, expert autorisé de l’ONG active à Genève et très connu de l’Observatoire Géostratégique de Genève, en l’occurrence le RADDHO, dont le contenu :
« Il aura un dialogue interactif renforcé sur le compte rendu oral du Haut Commissaire sur la République Démocratique du Congo, le 25 mars, dans le cadre de la 61e session du Conseil des droits de l’homme. Depuis la prise de Goma par les groupes armés du M23 soutenus par le Rwanda en décembre 2024, en dépit de la tenue de la 37e session spéciale, le 7 février 2025, qui a examiné la situation dans les provinces du nord et du sud Kivu, nous assistons à la poursuite de la dégradation systématique de la situation des droits humains. Des enlèvements, des exécutions sommaires et extrajudiciaires des civils, des viols et violences sexuelles utilisées comme arme de guerre. Des déplacements forcés des populations autochtones, installations d’administrations parallèles, attaques contre le personnel humanitaire et les infrastructures civiles, en toute impunité des auteurs de ces crimes.
Les accords de Paix de Washington, Doha, Luanda et de Nairobi n’ont rien changé pour l’instant ».
Si les efforts diplomatiques et leurs effets se multiplient dans tous les sens, il faut en outre compter sur ceux de spécialistes experts, comme ceux de RADDHO, à Genève, qui se sont impliqués pour la défense même de la tribune multilatérale globale que représentent les différents organes des Nations Unies. Force est de reconnaître que les difficultés pleuvent sur toutes les rives de la Genève Internationale, comme celles des Nations Unies. La guerre est-elle un produit comme la guerre ?
Une fois de plus, nous devons insérer une référence de plénière des Nations Unies sur le sujet du Congo, au temps des indépendances africaines.
Note de référence – 974e Séance Plénière, lundi 3 avril 1961, 15 heures ; Assemblée Générale Quinzième. Session Documents officiels. Point 85 de l’ordre du jour : La situation dans la République du Congo (suite) P.147. Président : M. Frederick H. Boland (Irlande)
- CHARLOT (Tchad) : Mon propos n’est pas de retenir longtemps l’attention de l’Assemblée. De nombreux orateurs lui ont “déjà fait part de l’opinion de leurs gouvernements sur le problème du Congo et ils ont nourri leur exposé de discussions exhaustives sur les aspects les plus controversés de la question. Ma délégation s’est fixé un objectif de dimensions plus modestes. Elle a noté, dans les discours prononcés par les représentants des nations africaines amies de mon pays, un certain nombre de points qui lui paraissent présenter une importance déterminante et il lui est apparu que la manière la plus utile d’apporter au présent débat sa propre contribution devait consister à mettre un accent particulier sur ces points capitaux.
- Qu’attendons-nous, nous autres Africains, de l’ONU en ce qui concerne le Congo ? D’abord, une protection contre les facteurs dangereux d’origine extérieure. Ensuite, une assistance pour la solution des problèmes innombrables et pressants que pose la naissance d’une nation.
4. Le Congo a été doté par la Belgique d’un statut qui, pour des raisons multiples dont l’analyse a déjà été faite à cette tribune, n’a pas résisté à l’épreuve des faits. Quoi qu’il en soit des responsabilités en la matière, il demeure incontestable que le Congo, en tant qu’entité nationale, n’existe pas encore; il reste en gestation. C’est dire l’étendue de la protection dont il a besoin à l’égard des ingérences venues d’au-delà de ses frontières. Il eût pu devenir le champ de bataille d’une guerre ouverte entre les factions rivales de la scène internationale. Il faut dire que s’il ne l’est pas devenu, notre organisation y est certainement pour quelque chose et c’est sans doute un des rares résultats de son action qui soit à la fois positif et peu contestable. Il nous plaît de l’enregistrer en passant. Le Congo aurait pu et peut encore constituer un des champs clos de la guerre froide. C’est là un danger toujours actuel et menaçant et dont on doit le préserver à tout prix.
ID Canada / ISSN 2563-818X (En ligne) – ISSN 2563-8181 (Imprimé)




